Tunisie: Honneur aux maestros tunisiens de la musique universelle

17 Août 2025

A l'instar des sports individuels, les maestros tunisiens ne cessent de valoir au pays de hautes distinctions à l'échelle internationale, voire universelle, grâce à leurs talents reconnus dans le milieu musical où ils s'illustrent aussi bien par leurs performances, en tant qu'instrumentistes virtuoses, que par leur don leur permettant de se distinguer en tant que chefs d'orchestre.

En ces moments où le pays vit à l'heure des festivals de la chanson et de la musique, il est bon et utile de mentionner deux événements de taille en la matière.

Le premier concerne la tenue, aujourd'hui même 16 août au Théâtre de l'Opéra de Tunis, d'une soirée qui s'annonce mémorable avec l'Orchestre symphonique tunisien, dirigé par le maestro Chadi Garfi, dans la mesure où elle aura l'honneur de clôturer le festival international de musique symphonique.

Le jeune musicien tunisien aura la lourde responsabilité de conduire de grandes sommités mondiales, dont le célèbre violoniste autrichien, invité d'honneur, Yury Revich, prouvant la maîtrise de Chadi Garfi qui n'est autre que le fils de l'autre maestro, Mohamed Garfi, auteur-créateur du spectacle intitulé « Arabesques » (Zakharef), qui a le mérite d'égayer nos soirées ramadanesques et estivales.

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Le second événement a trait à la sélection de la bande originale du film Ni chaînes, ni maîtres (No Chains, No Masters, 2024), oeuvre d'un autre talent musical tunisien, en l'occurrence le jeune maestro Amine Bouhafa, et ce, dans la shortlist du Public Choice Award de la 25e édition du World Soundtrack Award (WSA), qui se tiendra dans le cadre du 52e Festival international du film de Flandre-Gand (Film Fest Gent), se déroulant du 8 au 19 octobre prochain à Gand, en Belgique.

Cette distinction n'est nullement le fruit du hasard, mais elle est le résultat d'un travail de longue haleine dans la mesure où le jeune Amine Bouhafa est considéré, à juste titre, comme un génie de la musique qui a marqué de son empreinte de nombreuses productions et autres remarquables collaborations avec des réalisateurs africains et européens, offrant, à chaque fois, des musiques bouleversantes et mémorables.

On n'oubliera pas les fameuses expériences d'un autre maestro, à savoir le grand Anouar Braham, qui s'est illustré par ses participations avec les grands noms de la musique universelle, notamment hindoue, européenne et, bien entendu, tunisienne, grâce à l'oeuvre « Nawara El Achiqa » avec des paroles d'Ali Louati et l'interprétation de la talentueuse chanteuse engagée Nébiha Karaouli.

En attendant un hommage mérité à Salah Mehdi, curieusement relégué aux oubliettes, l'on ne peut que se féliciter du retour au premier plan des célébrités tunisiennes de la musique.

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