Cameroun: Affaire du marché des femmes - Les commerçants accusent le maire Denise Fampou

Dans un contexte où notre pays le Cameroun cherche à renforcer ses fondations économiques et sociales, une polémique d'une rare gravité secoue l'arrondissement de Douala 2ème. À la barre des accusés, La maire, Mme Denise Fampou.

Objet Du litige, des terrains situés au Marché des femmes Funkel, avaient été légalement morcelés et attribués à des citoyens camerounais, munis de titres fonciers réguliers, pour accueillir un projet citoyen à utilité publique évalué à 20 milliards de francs CFA.

Ce projet, pensé non seulement pour réhabiliter plus de 1000 commerçants qui ont été contraint de déguerpir au moment des casses, occasionnera aussi la création de 500 emplois directs et plus de 2000 emplois indirects, constituant un puissant levier de croissance locale et nationale.

Sur place, les commerçants fulminent « Mme Fampou, autorité municipale, supposée être garante de l'intérêt général, relève non seulement d'un abus de pouvoir manifeste, mais aussi d'un sabotage économique dont les répercussions seront ressenties bien au-delà des frontières de l'arrondissement »

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Et qui plus est, cette attitude heurte de front la vision politique prônée par le Chef de l'État camerounais, qui appelle sans cesse à la promotion de l'investissement privé, à la création d'emplois et à la consolidation du tissu économique national. Et le doigt accusateur est une fois de plus pointé sur le Maire « En privilégiant ses propres intérêts au détriment de l'essor collectif, Mme Fampou s'inscrit à quelques mois de la présidentielle, en totale contradiction avec la ligne directrice de développement et de cohésion nationale défendue par la plus haute autorité du pays ».

On crie à la trahison pour la confiance que lui avaient accordée ses électeurs. Une confiance déjà diluée puisqu'il y a de cela deux ans lors de la démolition du marché de la gare de Newbell, elle n'avait pas hésité à dépouiller et à laisser sur le carreau plus de 500 commerçants, qui jusqu'ici peinent à survenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles car leur seule source de revenus a été totalement réduite à néant.

Finalement « Elle est donc loin d'incarner l'esprit de service public, car ses multiples agissements apparaissent comme le symbole même de la gouvernance dévoyée, c'est-a-dire, un pouvoir exercé non pour servir, mais pour se servir. Cependant le silence de l'autorité suprême de la région à savoir le gouverneur du Littoral et l'inaction du préfet du wouri suscitent des controverses face à cette tractation ».

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