Le ministre de l'Éducation nationale, Dr Al-Tuhami Al-Zein Hajar a annoncé l'engagement du gouvernement à soutenir l'État de Khartoum en créant 5 000 postes d'enseignants afin de pallier la pénurie. Cette initiative s'inscrit dans le cadre des travaux du comité de préparation de l'État au retour des citoyens. Il a indiqué que les postes approuvés par le ministère des Finances seront annoncés et proposés par l'État conformément à ses procédures établies.
Le gouverneur de l'État de Khartoum, Ahmed Osman Hamza a reçu dimanche matin le ministre de l'Éducation nationale, Dr Al-Tuhami Al-Zein Hajar, dans son bureau. La réunion a permis d'aborder les défis auxquels est confronté le système éducatif dans l'État et les moyens de les surmonter, notamment après les destructions d'établissements scolaires par les milices rebelles.
Le ministre a promis de placer l'État au coeur de ses priorités pour la reconstruction des infrastructures éducatives, l'aménagement de l'environnement scolaire et la résolution du problème de la pénurie de manuels scolaires et de places assises.
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Parallèlement, une réunion élargie s'est tenue au siège du ministère à Omdurman, présidée par le ministre, en présence du sous-secrétaire d'État, le Dr Ahmed Khalifa Omar, ministre de l'Éducation, et des organisations nationales et internationales oeuvrant dans le domaine de l'éducation. Lors de cette réunion, le ministre a souligné que l'éducation est une responsabilité partagée entre le ministère et ses partenaires locaux et internationaux.
Il a souligné que l'État de Khartoum est confronté à d'importants défis en matière d'éducation, insistant sur la nécessité de le soutenir afin qu'il puisse offrir une éducation de qualité aux rapatriés. Le ministre a également insisté sur la nécessité d'une bonne coordination entre le ministère et ses partenaires et d'une collaboration pour offrir un environnement éducatif attractif.
Le sous-secrétaire du ministère de l'Éducation, le Dr Ahmed Khalifa Omar a révélé l'urgence de réhabiliter et d'entretenir 63 écoles dans l'État de Khartoum, identifiées par le comité après son enquête et ses visites sur le terrain. Le coût de la première phase est estimé à 166 000 dollars. Il a indiqué que 20 écoles avaient été identifiées pour chaque localité, appelant les organisations à contribuer et à participer à ce projet et à identifier celle qui prendra en charge les interventions.
Le sous-secrétaire a expliqué que l'État de Khartoum connaît une grave pénurie de manuels scolaires et de pupitres, notant que le pays a perdu tous ses entrepôts de livres et que de nombreux pupitres ont été utilisés comme combustible par les milices. Il a précisé que le coût total de tous les équipements, après enquête, s'élevait à 11 417 267 dollars.
Les représentants des organisations ont confirmé leur participation à la reconstruction des infrastructures éducatives de l'État après avoir reçu des statistiques permettant de déterminer les obligations de chaque organisation.