Indéniablement, les Jeux de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l'océan Indien (CJSOI) aux Seychelles ont été une réussite pour le volley-ball mauricien. Une médaille d'or pour la sélection masculine et le bronze pour les filles. Il faut saluer le bon travail effectué ces dernières années par le Directeur Technique National (DTN), Zoran Kovacic et des entraîneurs Christian Sandian et Nassrullah Loolmahamode. Ils ont obtenu le soutien de la Fédération mauricienne de Volley-Ball (FMVB) dans leur tâche.
Mais il ne faut surtout pas s'arrêter en si bon chemin et s'endormir sur ses lauriers. Le soutien à l'équipe technique doit s'accentuer afin que ces jeunes continuent de progresser. Si le comité organisateur des Jeux des îles de l'océan Indien de 2027 aux Comores ne revient pas sur sa décision de ne pas inclure le volley en salle au programme, cette génération ne participera à cet événement régional qu'en 2031.
Mais entre-temps quels objectifs peuvent-ils se fixer ? C'est sans nul doute du coté du continent africain qu'il faut lorgner. Les autorités apporteront-elles le soutien voulu pour que cela se concrétise ?
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Fayzal Bundhun, président de la FMVB, est conscient qu'il faut surfer sur cette vague positive. «Il faut d'abord conserver ce groupe de jeunes. J'ai parlé aux parents et je les ai mis en garde contre le fait qu'il y a des gens qui gravitent autour de leurs enfants afin de les récupérer. La plupart d'entre eux ne sont âgés que de 14 ou 15 ans et n'ont pas terminé leur apprentissage. La FMVB va mettre en place des règlements pour protéger ces jeunes. Il ne faut pas qu'ils se dispersent», soutient-il avec force.
Le Directeur Technique National, Zoran Kovacic, l'entraîneur Christian Sandian et d'autres techniciens seront appelés à poursuivre le travail entamé auprès des jeunes.
L'homme fort du volley mauricien assure que la FMVB «ne va pas s'endormir sur ses lauriers.» «Ce que nous voulons, c'est rivaliser au niveau continental que ce soit chez les filles ou chez les garçons. Cela peut se faire grâce à un travail acharné et systématique. Il y a un tournoi en Afrique pour les U16 prochainement mais les jeunes ne pourront y prendre part en raison de leurs études. Mais nous allons voir s'il est possible de leur offrir l'opportunité de prendre part à une compétition au niveau continental jusqu'à fin 2025 ou courant 2026», affirme-t-il.
Fayzal Bundhun s'inquiète, toutefois, de la disponibilité des fonds. «Il ne faut pas oublier que ce sont 15 à 20 personnes qui doivent se déplacer et cela a un coût. Nous allons évoquer la questions avec les autorités. J'espère qu'elles seront favorables à un tel projet», dit notre interlocuteur.
Aussi, la FMVB veut mettre en place un centre d'entraînement national qui accueillerait des enfants à partir de l'age de 10-12 ans pour les former. «Ainsi, nous serons en mesure de produire des joueurs de manière continue. Un tel centre devra être régi par des règlements stricts. Il faudra avoir la contribution des parents, de plusieurs techniciens et bien sur du DTN qui, espérons-le, pourra continuer le travail déjà entamé. Il faudra réfléchir à la manière de concrétiser tout cela à tête reposée», conclut Fayzal Bundhun.