Burkina Faso: La coordonnatrice résidente de l'ONU déclarée «persona non grata»

Carol Flore-Smereczniak, coordonnatrice de l'ONU au Burkina

La coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso, Carol Flore-Smereczniak, a été déclarée « persona non grata » dans le pays. Dans un communiqué diffusé lundi 18 août, le gouvernement burkinabè s'est indigné du rapport du secrétaire général des Nations unies sur « les enfants et le conflit armé au Burkina Faso », estimant qu'il a été élaboré sans concertation avec les autorités nationales et qu'il contient des informations « non fondées ».

« Des affirmations sans fondement et des contre-vérités » : le gouvernement burkinabè estime ainsi que le document onusien, daté du mois de mars, met sur le même plan les forces de défense et de sécurité burkinabè et les groupes armés terroristes.

« Le gouvernement du Burkina Faso s'indigne du total mépris à l'endroit des autorités et institutions burkinabè, qui n'ont été ni associées à son élaboration et encore moins informées des conclusions de l'étude. Ce rapport ne comporte, en annexe, ni copie de rapport d'enquête, ni copie d'arrêt de justice pour étayer les faits prétendus de violations contre les enfants attribués aux vaillants combattants burkinabè », a déclaré Gilbert Pingdwendé Ouédraogo, porte-parole du gouvernement burkinabè.

Le gouvernement du Burkina Faso réaffirme son adhésion « aux idéaux » de l'ONU mais estime que sa représentante, Carol Flore-Smereczniak, n'est plus une interlocutrice crédible.

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« Pour sa responsabilité dans la coprésidence de l'élaboration d'un rapport compilant des données, sans sources objectives, sans preuves ni justificatifs, véhiculant des informations graves et mensongères, le gouvernement porte à la connaissance de l'opinion nationale et internationale que Mme Carol Flore-Smereczniak est déclarée "persona non grata" sur le territoire du Burkina Faso », a ajouté Gilbert Pingdwendé Ouédraogo.

Ces dernières semaines, Ouagadougou a déjà haussé le ton vis-à-vis de l'ONU. Fin juillet, le ministre burkinabè des Affaires étrangères a « recommandé » un « recentrage » de l'intervention des agences onusiennes pour être en phase avec la vision du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

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