Afrique: Alliance pour des infrastructures vertes en Afrique - La BAD annonce 40 millions de dollars pour soutenir le Fonds de développement de projets

Le Groupe de la Banque africaine de développement a annoncé, le 13 août 2025 à Maputo, son intention d'apporter 40 millions de dollars américains en capitaux mixtes au Fonds de développement de projets de l'Alliance pour les infrastructures vertes en Afrique (Agia), signant ainsi la constitution initiale du Fonds à hauteur de 118 millions de dollars.

Selon un communiqué de presse, cette étape marque le début d'une nouvelle ère dans la mobilisation de capitaux mixtes à l'appui de projets de développement d'infrastructures vertes, prêts à être financés à travers le continent et constitutifs d'un solide portefeuille.

« L'investissement stratégique de la Banque africaine de développement dans ce Fonds, subdivisé en 20 millions de dollars de dons, 10 millions de dollars sous forme de capitaux commerciaux et 10 millions de dollars de capitaux subordonnés provient du Fonds pour l'énergie durable en Afrique (Sefa), que la Banque administre.

Avec cet investissement, la Banque assume son rôle de chef de file dans la réduction des risques liés aux projets en phase de démarrage et de catalyseur des investissements privés dans les infrastructures vertes en Afrique », explique-t-on.

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« Grâce à cette enveloppe de 40 millions de dollars en dons, apports en capitaux subordonnés et prises de participations commerciales, la Banque africaine de développement est pionnière, car cette approche globale permettra de libérer le vaste potentiel de l'Afrique dans le domaine des infrastructures vertes », a déclaré Solomon Quaynor, vice-président de la Banque chargé du secteur privé, des infrastructures et l'industrialisation.

« Cet investissement représente plus qu'un simple apport de capitaux. C'est aussi une déclaration courageuse de la Banque qui se dit prête à partager les risques initiaux avec ses partenaires. Le versement des ressources servira au codéveloppement des projets - avec des développeurs déjà ou nouvellement établis -, garantissant ainsi un portefeuille diversifié et évolutif.

Notre modèle de financement mixte est conçu pour mobiliser des milliards d'investissements du secteur privé en faveur d'infrastructures à faibles émissions de carbone et résilientes au changement climatique », a poursuivi M. Quaynor.

Le Fonds de développement de projets de l'Alliance pour des infrastructures vertes en Afrique, renseigne la même source, fait partie de l'initiative globale Agia, menée par la Banque africaine de développement, la Commission de l'Union africaine et Africa50.

Elle vise à lever 500 millions de dollars, dont 100 millions sous forme de dons pour la préparation de projets supervisés par la Banque et 400 millions pour l'exécution de projets par le biais du Fonds, dans le but de débloquer une réserve d'investissements de 10 milliards de dollars dans des secteurs stratégiques, notamment l'énergie, les transports durables et les Tic.

« Depuis l'annonce de l'initiative à la COP27, l'Alliance pour des infrastructures vertes en Afrique est une ambition aujourd'hui concrétisée et ce premier renflouement du Fonds de développement du projet-AGIA est la preuve tangible de cette avancée », a déclaré Alain Ebobissé, directeur général d'Africa50.

« Nous remercions profondément nos partenaires fondateurs et nos investisseurs de leur confiance et de leur engagement. En débloquant des capitaux de démarrage, l'AGIA contribuera à accélérer la mise en œuvre de projets d'infrastructures vertes bancables, à renforcer les capacités locales et à ouvrir la voie à une Afrique plus durable, résiliente et prospère. La plateforme Africa50 est fière d'assurer la gestion du Fonds et de faire avancer cette initiative majeure », a ajouté M. Ebobissé.

Le président de la Banque ouest-africaine de développement, Serge Ekué, a indiqué qu'« en s'engageant à soutenir Africa50 dans la mise en œuvre de l'Agia, la Boad réaffirme sa volonté d'aider à combler le déficit en infrastructures et à encourager les investissements du secteur privé dans des projets innovants en Afrique. Cette contribution devrait encourager le développement durable dans les États membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine et à l'échelle du continent. ».

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