Yokohama — Le président João Lourenço a annoncé ce mercredi à Yokohama la signature de nouveaux protocoles d'accord avec l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et Toyota, dans le cadre des efforts visant à renforcer la diversification de l'économie angolaise.
S'exprimant lors de la Foire d'affaires TICAD9, l'homme d'État a souligné que ces accords, qui seront signés lors de son séjour au Japon, s'ajoutent aux partenariats déjà en cours entre l'Angola et ce pays asiatique, notamment dans les secteurs des infrastructures et de l'industrie.
Parmi les projets mis en avant, il a cité la construction de lignes de transport et de sous-stations dans le sud du pays, ainsi que le port de Moçâmedes, considéré comme stratégique pour le développement logistique et commercial.
João Lourenço a souligné que la coopération avec le Japon est essentielle pour consolider les efforts de l'Angola dans le processus de modernisation et de croissance durable de son économie.
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À cette occasion, il a également réaffirmé l'importance du partenariat Angola-Japon, exemple de coopération mutuellement bénéfique.
Coopération Angola/Japon
La coopération bilatérale entre le Japon et l'Angola a débuté en 1988 par un programme d'aide d'urgence de l'UNICEF, l'Agence des Nations Unies pour l'enfance.
Après la fin de la guerre en 2002, et suite à la visite à Luanda de Yoriko Kawaguchi, alors ministre japonaise des Affaires étrangères, une mission d'étude a été envoyée en février 2003 pour soutenir le processus de paix.
Depuis lors, le Japon apporte son aide à l'Angola dans des domaines tels que le déminage, la réinsertion sociale des anciens soldats et la réintégration des réfugiés.
Dans la période post-conflit, et dans le cadre de la reconstruction nationale, la coopération japonaise s'est étendue à de multiples domaines, par le biais de programmes bilatéraux et de la participation d'organisations internationales.
Les principales actions comprennent l'aide alimentaire, le soutien à l'agriculture et à la réduction de la pauvreté, le rapatriement des réfugiés, l'approvisionnement en eau, la construction d'écoles primaires, l'amélioration des communications et la réhabilitation des ports, le tout en mettant l'accent sur la restauration des infrastructures de base détruites par la guerre civile.
Dans le secteur de la santé, depuis 1996, le Japon a alloué 40 millions de dollars américains à la réhabilitation et à l'équipement de l'hôpital Josina Machel, l'un des principaux établissements de référence du pays.
Ce soutien a également inclus la formation et le perfectionnement de plus de 750 techniciens angolais.
Plus récemment, dans le cadre de la coopération économique, le savoir-faire et l'expérience du Japon ont été mis à profit dans des domaines tels que le développement de la riziculture et la formation professionnelle, des secteurs considérés comme stratégiques pour la diversification et la modernisation de l'économie nationale.