Cameroun: Répression politique et insécurité sous le régime Biya-Ngoh Ngoh

Le régime camerounais, piloté dans l'ombre par Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la présidence et homme fort du pays, confirme son virage autoritaire et son mépris des défis sécuritaires.

Tandis que le président Paul Biya, 92 ans, annonce sa candidature pour un huitième mandat, son entourage se concentre sur la répression des opposants plutôt que sur la protection des citoyens.

Récemment, 25 militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) ont été traînés devant un tribunal militaire pour avoir tenté de suivre le contentieux électoral. Cette judiciarisation du politique illustre la stratégie du pouvoir pour étouffer toute dissidence. Pendant ce temps, l'Extrême-Nord du pays affronte une recrudescence des enlèvements par Boko Haram, sans qu'aucune réponse forte ne soit apportée par Yaoundé.

Le contraste est saisissant : le régime consacre ses ressources à museler l'opposition, tandis que les civils sont abandonnés à leur sort. Le nom de Ferdinand Ngoh Ngoh, souvent décrit comme le véritable décideur, incarne cette dérive. Impliqué dans des scandales comme le « Covidgate », il symbolise l'impunité des élites au détriment de la sécurité nationale.

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Le projet de société du régime se résume à sa propre perpetuation au pouvoir, malgré les crises multiples qui frappent le pays. L'absence de réaction face aux kidnappings massifs perpétrés par Boko Haram confirme que la protection des citoyens ne figure pas parmi ses priorités. Cette inertie coupable alimente un climat de peur et d'insécurité, tandis que les libertés démocratiques sont bafouées.

La communauté internationale reste trop silencieuse face à cette situation. Pourtant, les violations des droits humains et l'incapacité à lutter contre le terrorisme exigent une réponse urgente. Sans pression, le régime de Yaoundé continuera à privilégier la répression sur la gouvernance, au mépris du peuple camerounais.

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