Nouvelle sortie cette semaine de Marguerite GNAKADE, l'ancienne ministre des Armées qui, dans une vidéo virale a lancé un appel aux forces armées togolaises (FAT) à prendre leur responsabilité dans la situation sociopolitique actuelle que traverse le Togo.
Une sortie qualifiée d'irresponsable de sa part, par l'Union des forces de changement (UFC) qui continue de regretter l'ingérence de l'Armée dans le jeu politique au Togo. L'on estime qu'une responsable politique de premier rang, comme elle, ne peut pas demander à l'armée d'intervenir dans le jeu politique.
Pour l'Ufc, que l'on soit pour ou contre la Constitution de la 5ème République, le Togo reste une République avec des lois.
« Moi je suis vraiment déçu et choqué d'entendre des gens qui ont occupé des fonctions importantes dans ce pays, nous dire qu'il faut que l'armée vienne nous sauver. Non, la place de l'armée c'est dans les casernes », a réagi Séna ALIPUI, sénateur et vice-président de l'Ufc.
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En effet, cette sortie de Mme GNAKADE rappelle aux Togolais les premières heures du processus de l'avènement de la démocratie dans le pays sous le regretté Président Eyadema GNASSINGBE.
Le 5 mai 1992 notamment, Gilchrist OLYMPIO (leader de l'Ufc) a été attaqué par des hommes armés, non identifiés. Pour les responsables de l'Ufc, M. OLYMPIO en est sorti lui seul avec près de 11 balles dont il emporte des séquelles jusqu'à aujourd'hui, sans compter les morts autour de lui.
« Donc c'était un usage de la force brute, dans les jeux politiques qui se voulait pacifique et démocratique. Il emporte des séquelles jusqu'à aujourd'hui », rappelle Séna ALIPUI à ceux et celles qui font semblant d'oublier cette page sombre de l'histoire politique du Togo.
Après que les efforts des uns et des autres aient permis ces trente dernières années de sortir l'armée du jeu politique et de renforcer ses capacités à mener efficacement un combat contre les terroristes, point n'est besoin de revenir en arrière.
« Si quelqu'un a envie d'arriver au pouvoir, qu'il crée un parti politique, qu'il vienne faire la politique et affronte le parti au pouvoir dans les urnes », lance le Sénateur ALIPUI.
Et sur le volet des élections, il interpelle les uns et les autres à encore oeuvrer pour en finir avec les éternels arguments relatifs aux irrégularités ou fraudes.
« Nous sommes responsables de notre pays. Le Président du Conseil ou bien le gouvernement n'est pas le seul responsable de ce qui se passe au Togo, c'est notre pays à tous. À nous de nous impliquer pour réduire les irrégularités », a-t-il ajouté.