Le continent africain continue de livrer des clés majeures sur l’évolution humaine. Une équipe franco-américaine a récemment mis à jour de nouveaux fossiles dans la région d’Afar, en Éthiopie, zone considérée comme le berceau de l’humanité.
Sous la direction de l’anthropologue Brian Villmoare, 13 dents parfaitement conservées, dont des molaires, des incisives et des canines, ont été découvertes sur le site de Ledi Geraru. Datées entre 2,8 et 2,6 millions d’années, elles appartiennent à deux individus selon les scientifiques, l’un d’une espèce primitive du « genre Homo » et l’autre d’une espèce « d’Australopithèque » jusqu’ici inconnue.
Selon Africanews, cette découverte démontre que l’évolution humaine n’a pas suivi une trajectoire linéaire. Plusieurs lignées d’hominidés auraient coexisté en Afrique de l’Est entre 3 et 2,5 millions d’années, une période charnière marquant la transition entre les australopithèques et l’émergence du genre Homo.
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Il faut dire que cette avancée rappelle l’importance de la découverte de Lucy, en 1974 sur le même site d’Afar, en Éthiopie.
Ce fossile d’Australopithecus afarensis, surnommé d’après la chanson des Beatles Lucy in the Sky with Diamonds, reste l’un des squelettes les plus complets et anciens de son espèce, bien qu’il n’en représente qu’environ 40 %.
Si Lucy était la découverte repère, il faut dire que celle-ci vient s'inscrire parmi les nombreuses découvertes réalisées sur le continent et se doit d'être enseignée afin de faire connaître les profondeurs des terres africaines aux générations à venir.
Cette nouvelle confirme une fois encore que l’Afrique demeure au cœur de l’histoire de l’humanité et que chaque recoin du continent recèle un potentiel inédit pour réécrire son passé.