Tunisie: Initiatives législatives parlementaires - En symbiose avec l'approche de gouvernance du Président

20 Août 2025

Ceux ou celles qui ont dit que les députés sont en congé et profitent des plages dorées de Hammamet et de Sousse ont tort et ont l'obligation de reconnaître qu'ils ont tort. Puisque les députés du 25 juillet, acquis totalement à l'approche de développement conçue et appliquée par le Président Kaïs Saïed et son gouvernement conduit par Mme Sarra Zaâfrani Zenzri, continuent à occuper la scène médiatique nationale par leurs éclairages quotidiens sur les projets de loi qu'ils ont soumis au bureau de l'ARP et dont ils exigent l'examen en priorité devant les commissions parlementaires spécialisées puis en séance plénière aussitôt que sonnera la rentrée parlementaire 2025-2026.

Ceux et celles qui sont quotidiennement à l'affût, guettant ce que le Président Kaïs Saïed et la Cheffe du gouvernement Mme Sarra Zaâfrani Zenzri entreprennent pour crier à l'intention de ceux qui leur prêtent encore une oreille distraite que les décisions prises n'auront aucune suite et sont vouées à l'échec semblent ignorer ou ont décidé de tourner le dos sciemment aux transformations qui s'opèrent sur la scène politique nationale, à un rythme de plus en plus soutenu, témoignant d'une réalité s'ancrant, de jour en jour : en Tunisie, désormais, toutes les voix sont écoutées, toutes les approches sont évaluées à leur juste valeur et personne n'est plus privé de parole même si ses apports sont en contradiction avec les grands choix du pays.

Et ceux qui répètent, à longueur de journée, que le Président Kaïs Saïed a réussi à dompter l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour en faire une caisse de résonance et transformer les députés en de dociles serviteurs «aveugles et aveuglés» du processus du 25 juillet même si son auteur répète à ces gens-là, à chacune de ses sorties médiatiques, qu'il ne les connaît pas et qu'ils n'ont absolument pas le droit de parler en son nom, y compris s'ils s'aventurent à faire l'éloge de ses décisions et prises de position, particulièrement sur le plan arabe ou mondial, ont l'obligation de reconnaître publiquement leur tort et de s'excuser auprès des Tunisiens (une pratique qu'ils n'exerceront jamais au vu de leur arrogance et de leur déni qualifié des réalités) pour les avoir induits en erreur durant la décennie noire et aussi à l'occasion du déclenchement du processus du 25 juillet.

Le principal mérite de ce processus est d'avoir réussi à permettre aux Tunisiens de séparer le bon grain de l'ivraie et de leur avoir fourni l'opportunité de demander à ce que les fossoyeurs soient sanctionnés.

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Ainsi, il est exigé d'eux de reconnaître qu'au Palais du Bardo, les députés issus de la Constitution du 18 août 2022 font tout pour mériter de la confiance que les Tunisiens ont placée en eux en les chargeant de conduire, sous la supervision du Chef de l'Etat, à bon port la tant souhaitée mais inachevée, voire non entamée, révolution législative exigée par les Tunisiens et les Tunisiennes qui considèrent qu'ils ont le droit absolu d'accéder à une législation digne de leur révolution adaptée aux normes internationales en vigueur et répondant, surtout, aux revendications légitimes du peuple, loin de toute mainmise étrangère de tentative d'exécuter des agendas partisans ou des intérêts personnels.

Et les initiatives législatives des députés déferlant sur le bureau de l'ARP, avec le plus souvent une demande d'examen en priorité, de montrer qu'au Bardo, on vit une effervescence sans précédent mais différente radicalement de ce que les députés de la Constituante, des époques des Troïka I et II, des gouvernements d'Attawafok et de Hichem Mechichi faisaient de leurs journées au Parlement et de leurs soirées aux sièges des ambassades étrangères ou dans les salons feutrés des hôtels de Gammarth.

Aujourd'hui, les députés proposent des projets de loi qui ont la particularité de la diversité, de la dimension sociale et aussi du caractère instantané.

Dans la mesure où on a l'impression, en parcourant les textes soumis à l'examen des commissions spécialisées, que le gouvernement accuse un retard affligeant pour ce qui est de l'application des directives présidentielles adressées régulièrement aux ministres et aussi aux responsables régionaux et même locaux quand ils sont reçus par le Président ou quand ils rejoignent le Chef de l'Etat dans une région qu'il visite inopinément, au cas où ils seraient informés, à temps, de sa présence sur les lieux.

Et contrairement aux voix qui soutiennent que les députés outrepassent, parfois, les compétences qui leur sont accordées par la Constitution pour empiéter sur celles du gouvernement, le phénomène de «l'inflation» des initiatives législatives parlementaires est à approcher sous un angle purement démocratique. Celui de voir les élus de la nation assumer leur mission de participants actifs et agissants au processus national d'édification et de construction de la Tunisie nouvelle conformément à la vision de son Président.

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