Le message du patronat camerounais aux candidats à la présidentielle du 12 octobre. Le président sortant Paul Biya brigue un huitième mandat. Onze autres candidats sont dans la course. Alors que tous n'ont pas encore présenté leurs programmes, le président de la principale organisation patronale du pays leur demande de prendre en compte les besoins des entreprises. Il publie « un appel au sursaut économique ».
« Indispensable sursaut collectif ». Selon Célestin Tawamba, la présidentielle d'octobre « quel qu'en soit le vainqueur, (...) doit marquer une rupture avec un modèle à bout de souffle ». Pour le président du GECAM, le Groupement des Entreprises du Cameroun, « les progrès vers les objectifs (fixés par les autorités) accusent un retard préoccupant ».
Manque d'infrastructures, délestages, règles changeantes, lourdeur administrative, pression fiscale : trop d'obstacles entravent les entrepreneurs. Quant à la corruption, Célestin Tawamba n'emploie pas directement le mot. Il parle de « persistance de pratiques corruptives ». Cette figure du patronat camerounais insiste : pour investir, les entreprises ont besoin « de visibilité, de sécurité juridique et d'une action publique lisible ».
Stabilité et transparence
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Il est essentiel d'avoir « la confiance des agents économiques nationaux et internationaux dans un cadre institutionnel démocratique » pour que le Cameroun soit attractif, écrit le président du GECAM. Il « exhorte (...) les capitaines d'industries, (...) les commerçants, les entrepreneurs (...) à ne pas se décourager ».
Il conclut en appelant les autorités actuelles à réunir les conditions « pour un scrutin transparent, seul véritable gage, dit-il, de crédibilité, confiance et paix durable » pour le Cameroun.