Au Togo, il n'y a plus de pêcheurs actuellement sur le lac de Nangbéto, dans la région des Plateaux. Comme chaque année, la pêche y est temporairement interdite depuis le 15 août et jusqu'au 15 novembre. Objectif : préserver les ressources halieutiques pendant cette période de reproduction. Les contrevenants s'exposent à des sanctions.
Ces trois mois de suspension permettent une gestion plus durable des ressources. « De la période d'avril jusqu'à mai, il y a pénurie de poissons dans le lac, mais après le repos, il y a plus de poissons, il y a plus de tonnage, il y a plus de ventes. Et si on ne protège pas, il y aura un épuisement total du stock », explique Sylvain Akati, coordinateur de l'ONG Ajedi, qui accompagne pêcheurs et femmes transformatrices.
Un « casse-tête » pour les pêcheurs
Mais pour les pêcheurs, trois mois sans activité sont trop longs. « Les pêcheurs se sont soulevés, ils ont fait des marches pour réduire même la durée de ce repos biologique. (...) Lorsqu'il y a repos, les pêcheurs se plaignent, ils n'ont plus d'activité. Donc, ils doivent migrer vers les autres points d'eau. Ce qu'on a essayé de voir si le gouvernement d'aider les pêcheurs trouver une activité secondaire », explique Abdou Latif, président du comité des pêcheurs du lac.
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En mer également, une période de repos est observée : un mois pour la pêche artisanale et deux mois pour la pêche industrielle.