Tunisie: Action diplomatique tunisienne - Le choix d'une coopération diversifiée et ouverte sur le monde nouveau

21 Août 2025

Pour le Président Kaïs Saïed, il s'agit d'un axiome fondamental : la coopération et le partenariat avec l'étranger ne valent qu'à condition qu'ils soient entretenus avec des pays qui partagent avec la Tunisie les valeurs cardinales de la justice, de la liberté et de la solidarité active.

Dans l'approche spécifique du Président Kaïs Saïed concernant les relations de coopération et de partenariat que la Tunisie doit établir avec les pays frères et amis, il est une constante fondamentale : d'abord la diversité dans son acception la plus large possible et ensuite le choix de partenaires avec qui les Tunisiens partagent les mêmes valeurs et ont le sentiment de traiter d'égal à égal, loin de toute tentative de mainmise ou de fausse tutelle, héritée malheureusement de l'ère du colonialisme et maintenue par certains pays d'Europe, avec la bénédiction affligeante d'une frange de Tunisiens qui n'acceptent pas de se libérer de leur complexe d'infériorité et de leur servitude à l'égard de l'ancien colonisateur. Même si ce dernier multiplie les déclarations et aussi les actions qui montrent qu'il s'est débarrassé de ses anciens démons et a décidé de se comporter en partenaire respectueux de la Tunisie et de ses choix.

Et s'il existe une marque distinctive de la gouvernance pratiquée par le Président de la République depuis le déclenchement du processus salvateur du 25 juillet, c'est cet axiome intangible qui se fonde sur la petite phrase suivante : «La Tunisie n'a de leçons à recevoir de personne, la Tunisie n'a de leçons à donner à personne».

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Dans le sens que la diplomatie tunisienne évolue sur la scène arabe, africaine et mondiale en se fondant sur des principes et des valeurs ayant pour objectif principal la consécration de la souveraineté totale du peuple tunisien, la concrétisation de l'indépendance de sa décision nationale et la participation libre et responsable au processus mondial de progrès et de prospérité et de production de l'histoire. Grâce précisément à des propositions de progrès et de développement équitablement partagés avec des peuples qui portent le soutien nécessaire aux causes mondiales de la justice, de la liberté et de la solidarité.

Et quand le Président Kaïs Saïed décide d'intégrer la Tunisie dans le nouveau processus des pays émergents qui disent farouchement non à l'ingérence éhontée de l'Occident et des Yankees et à leur tendance hégémoniste datant des siècles révolus, il ne fait que répondre aux ambitions légitimes des Tunisiens et des Tunisiennes de s'épanouir et de contribuer en partenaires actifs et agissants à l'effort international visant à faire sortir près des trois quarts de la population mondiale des méandres où elle s'est engloutie.

Faute -- est-il besoin de le souligner -- d'un effort de prise de conscience que son destin est entre ses mains et que personne n'a le droit de penser ou d'agir en son nom. Sous le prétexte qu'il lui accorde des crédits afin de nourrir ses citoyens.

Le Président l'a démontré à plusieurs reprises et il a parlé quand les autres se sont tus, y compris les pays de la vieille Europe, l'antre des droits de l'homme et des libertés privées et publiques, pour préserver leurs intérêts personnels ou garantir la pérennité des miettes qu'ils reçoivent de la part des forces rétrogrades.

En témoignent également les apports hautement symboliques dont font montre les responsables tunisiens quand ils prennent part, sur instructions du Chef de l'Etat, armé de ses directives clairvoyantes, aux symposiums internationaux ou aux réunions périodiques des organisations onusiennes, dont en premier l'Assemblée générale annuelle de l'Organisation des Nations unies.

Le discours prononcé par Mme Sarra Zaâfrani Zenzri, Cheffe du gouvernement, lors de la 9e Conférence internationale de Tokyo sur le développement afro-japonais (Ticad 9), est édifiant de par son contenu et les propositions qu'il a comportées sur l'originalité de l'approche de coopération que notre pays se fait de ses rapports avec le géant nippon, en premier lieu, et aussi de la nature que le continent africain a l'obligation d'établir avec le pays du Soleil levant. Le pays dont les valeureux citoyens portent un dévouement sans égal pour les Tunisiens, les Arabes, en particulier les frères palestiniens, et pour les citoyens de l'Afrique subsaharienne qu'ils sont déterminés à assister afin qu'ils maîtrisent leur destin et se prennent en charge.

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