Luanda — Le secrétaire d'État à l'Action climatique et au Développement durable, Nascimento Soares, a déclaré jeudi à Luanda que le secteur de l'énergie était un pilier essentiel de la croissance économique et sociale de la société.
S'exprimant lors de l'ouverture de l'atelier de diffusion et de validation de la proposition de Système national de suivi, de notification et de vérification (MRV) pour le secteur de l'énergie en Angola, le secrétaire d'État a indiqué que la transition énergétique ne réussira que si elle est durable, inclusive, fondée sur des données probantes et s'appuie sur des données fiables pour orienter les politiques publiques.
Le MRV, a-t-il dit, est le moteur qui permettra une mesure précise des émissions de gaz à effet de serre, une communication systématique et transparente des données, ainsi que la vérification de l'efficacité et de la conformité des politiques.
Il a assuré qu'à court terme, le MRV sera appliqué au secteur de l'énergie et étendu à d'autres émetteurs, afin de consolider la coordination nationale sur les questions climatiques et de s'aligner sur la stratégie à long terme (2050) pour le développement durable.
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Il a ajouté qu'il s'agissait d'un pilier stratégique, structurel et décisif de la politique climatique nationale, visant à garantir la transparence, à garantir que les décisions soient prises sur la base de données solides et fiables, et à renforcer la crédibilité internationale.
Il a expliqué que le MRV repose sur trois objectifs : le strict respect des obligations internationales contractées dans le cadre de l'Accord de Paris, le renforcement de la position géopolitique de l'Angola dans la lutte contre le changement climatique et la création de conditions propices à l'attraction d'investissements verts et durables.
Il a mentionné que le succès de ce système dépend de l'implication de tous, d'où la nécessité d'un engagement national et intersectoriel, ce qui en fait une opportunité de traduire les intentions en solutions concrètes.
« J'espère que les contributions et les réflexions partagées lors de cet événement constitueront une étape importante en matière de coopération, d'innovation et de résultats concrets pour l'Angola », a-t-il souligné.
Les participants à la réunion ont analysé les techniques de mise en oeuvre du système et les mécanismes de coordination multisectorielle, et ont validé un plan préliminaire précisant les étapes, les responsabilités et les échéances à définir.