L'arrestation de l'ancien Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga, officiellement pour corruption, masque mal une manoeuvre politique. Derrière les accusations, c'est une stratégie de verrouillage du pouvoir par la junte militaire qui se dessine clairement.
Depuis son éviction en juin, Choguel Maïga restait une figure influente, parfois critique. Son interpellation apparaît comme un message : aucune voix dissidente ne sera tolérée, même au sein de l'ancien cercle dirigeant.
Sous couvert de lutte contre la corruption, les militaires au pouvoir étouffent peu à peu toute opposition, verrouillent l'espace public et neutralisent leurs anciens alliés devenus gênants.
Cette arrestation politique, maquillée en opération de moralisation, marque une nouvelle dérive à Bamako, estime Togo Matin paru vendredi.