Guinée: Les sinistrés de la catastrophe de Manéah dans l'attente de nouvelles de leurs proches et d'un nouveau toit

En Guinée, depuis le soir du 21 août, la sous-préfecture de Manéah dans les périphéries de Conakry, retient son souffle. Des dizaines de personnes sont encore sous la boue suite à l'éboulement du flanc du mont Kakoulima. Les autorités guinéennes, le Premier ministre Amadou Oury Bah et le président du Conseil national de la transition, Dansa Kourouma, se sont relayés sur le site pour apporter réconfort moral aux familles des sinistrées.

En Guinée, c'est une véritable course contre-la-montre depuis le 22 août sur le lieu du sinistre, au pied du mont Kakoulima, en périphérie de Conakry. Des centaines de personnes au regard triste et inquiet observent les mouvements des pelleteuses et scrutent sous les tôles froissées soulevées par les engins, espérant retrouver un proche. Mory Kourouma désespéré, peine à tenir debout. « Moi, ma petite soeur est dedans avec deux filles. Ils sont tous là. J'ai perdu quatre personnes ».

Moyens rudimentaires

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Laye Sako a perdu sept de ses proches encore ensevelis dans la boue. Il dénonce les moyens rudimentaires utilisés pour sortir les victimes et d'éventuels survivants. « J'ai perdu la soeur de ma maman, elle est là, elle est dans le trou. On ne l'a toujours pas revue avec ses enfants. On a perdu sept personnes qui sont toujours dedans. Il faut qu'on nous aide à retrouver leurs corps ».

Ibrahima Kalil Konaté lance un appel à l'État pour reloger les rescapés. « Mon frère est là. Ils sont deux personnes, N'Fally Doumbouya et Mory Doumbouya. Ils ont perdu toute la famille, on attend Dieu. On demande à l'État de nous aider à avoir un lieu d'habitation parce que tout est parti ».

Trois jours après le drame, les autorités guinéennes ont mis en place un comité de crise qui est appelé à siéger en permanence pendant toute cette période des pluies.

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