La Somalie se tourne vers Pékin pour assurer son intégrité territoriale. Le Premier ministre somalien, Hamza Abdi Barre, est en visite officielle en Chine en ce moment à l'occasion de la septième exposition Chine-pays arabes, un forum économique et diplomatique. C'est la première fois qu'un chef de gouvernement somalien s'y rend. Les deux pays veulent afficher leur entente pour répondre à la perspective d'une possible reconnaissance du Somaliland par les États-Unis.
Le Premier ministre somalien, Hamza Abdi Barre, est arrivé en Chine ce 24 août pour renforcer la coopération économique entre la Somalie et Pékin. La veille, déjà, il avait rencontré l'ambassadeur chinois à Mogadiscio. Les deux hommes avaient exprimé leur volonté de consolider le partenariat stratégique pour préserver l'unité nationale et la souveraineté de leur pays.
Rapprochement manifeste
Un rapprochement manifeste qui intervient dix jours après que le sénateur américain et républicain, Ted Cruz, a écrit une lettre qui exhorte Donald Trump à reconnaître le Somaliland comme État indépendant. Il y souligne son positionnement stratégique, sa coopération en matière de sécurité et ses liens avec Taïwan et Israël. Il souhaite ainsi contrer l'influence chinoise dans la région.
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« Ingérence sérieuse »
Réponse immédiate de l'ambassade de Chine en Somalie a fustigé les propos du sénateur, les qualifiant « d'ingérence sérieuse dans les affaires intérieures de la Somalie » et dénonçant une « attitude hégémonique et intimidante ». Pékin a réaffirmé ainsi son soutien à l'intégrité territoriale de la Somalie et critiqué les relations qu'entretient le Somaliland avec Taïwan, dont elle a toujours refusé l'indépendance.