Luanda — Le Chef de l'État angolais, João Lourenço, est rentré au pays ce dimanche, après avoir co-présidé, à Yokohama (Japon), la 9e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD9), en sa qualité de Président en exercice de l'Union africaine.
Lors de l'ouverture de l'événement, João Lourenço a souligné le rôle du Japon dans la promotion de la coopération avec l'Afrique, à travers la TICAD, un mécanisme créé en 1993, devenu une plateforme essentielle de dialogue et de concertation pour le progrès du continent.
Il a toutefois alerté sur les obstacles qui continuent de limiter l'accès de l'Afrique aux financements internationaux, une situation qui, selon lui, ralentit la mise en oeuvre de l'agenda de développement.
Le Président angolais a mis en avant le fait que les notations de risque attribuées à de nombreux pays africains les classent comme emprunteurs à "haut risque", ce qui rend difficile l'accès à des capitaux à faible coût, pourtant indispensables pour des projets structurants, notamment dans les domaines des infrastructures, de l'électrification, de l'industrialisation et du progrès technologique.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Lors de son intervention au Sommet des Affaires de la TICAD9, João Lourenço a plaidé pour un engagement accru du Japon dans la mise en oeuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Il a également rappelé que la vision africaine du développement est formalisée dans l'Agenda 2063 de l'Union africaine, un document qui prévoit des efforts conjoints sur les prochaines décennies, reposant sur des partenariats stratégiques avec des acteurs internationaux de premier plan, parmi lesquels figure le Japon.
Le Président João Lourenço a également pris part à la cérémonie de remise de la 5e édition du Prix Noguchi, en présence des empereurs du Japon, du Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, ainsi que de nombreux chefs d'État et de gouvernement africains.