Cote d'Ivoire: Roger Félix Adom, ancien ministre de l'Économie numérique - 'Le Président déposera sa candidature le 26 août et nous serons tous à ses côtés'

interview

Membre du conseil politique du Rhdp et coordonnateur régional adjoint de l'Indénié-Djuablin, Roger Félix Adom, parle de la candidature du Président Ouattara.

Vous avez été ministre de l'Économie numérique, on vous a entendu sensibiliser les jeunes à s'intéresser à l'économie numérique. Pourquoi la jeunesse en particulier devrait-elle s'intéresser à ce secteur d'activité ?

Le numérique ouvre des perspectives incroyables, avec des métiers qui n'existaient pas il y a trente ans. Si l'on regarde le monde, des entreprises comme Google, Apple, Facebook ou Amazon étaient quasi inexistantes au début du siècle, et aujourd'hui, ce sont les plus grandes capitalisations boursières mondiales. Le succès des Américains et des Chinois tient à leur investissement massif dans les technologies et l'innovation. Certains pays montrent l'importance stratégique du numérique pour la croissance et le développement. Le Vietnam, par exemple, a été profondément touché par la guerre, mais il a su se reconstruire et développer son économie grâce au numérique, qui augmente la productivité, crée de nouveaux emplois et intègre les pays dans l'économie mondiale.

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Les Émirats arabes unis, eux, anticipent un futur sans pétrole et misent sur la digitalisation pour continuer à se développer. Le numérique et le digital sont l'avenir. Pour notre jeunesse, c'est une occasion unique de se lancer dans des métiers nouveaux et porteurs. Avec un simple ordinateur ou une tablette et des compétences en programmation ou en création digitale, on peut commencer à créer de la valeur et participer activement à la transformation de notre pays.

En quoi l'économie numérique est-elle une source importante d'emplois ?

Le numérique est un moteur majeur de création d'emplois. Il ne crée pas seulement de nouveaux métiers, il transforme aussi la manière de travailler et génère des opportunités dans tous les secteurs. Aujourd'hui, des métiers comme développeur, data analyste, spécialiste en cybersécurité ou community manager sont en forte demande, localement et à l'international.

Quels sont les pays qui s'illustrent dans le domaine ?

Dans le monde, des pays comme l'Inde, qui est devenue un hub mondial pour les services informatiques et le développement de logiciels ou encore les États-Unis où la tech représente une part importante des nouveaux emplois, montrent combien le numérique peut dynamiser l'économie et générer des carrières attractives.

Qu'en est-il en Côte d'Ivoire ?

À Abidjan, le numérique est déjà à l'origine de nombreux emplois dans les services, le commerce, l'éducation et la finance. Il est donc essentiel que notre jeunesse se forme à ces métiers et développe des solutions digitales qui répondent aux besoins du pays. Le numérique, c'est l'avenir et un vivier concret d'emplois compétitifs pour la jeunesse ivoirienne.

Vous êtes un leader politique et l'actualité est dominée par la présidentielle du 25 octobre. On a vu l'opposition reconnaître le bilan très étoffé du Président de la République, mais on entend dire que ce n'est pas ce qui est important. Votre commentaire...

La politique doit avant tout répondre aux préoccupations des populations : il s'agit d'améliorer les conditions de vie et de garantir un meilleur développement. Sur ces points, le Président Ouattara a démontré son efficacité au cours des 14 à 15 dernières années. Son bilan est concret, réel et impressionnant : une croissance économique soutenue, supérieure à 7% depuis plus de quinze ans, de nombreuses infrastructures routières reliant Abidjan à Korhogo, Bouaké à Man ou Abidjan à San Pedro, un taux d'électrification nationale qui dépasse 90% et, dans la région du Bounkani, il est passé de moins de 10% en 2010 à près de 80% aujourd'hui.

Ces résultats montrent que le Président a su transformer concrètement la vie des Ivoiriens. Mais le plus important n'est pas seulement ce qui a été accompli, c'est ce qui reste à faire. La vision du Président pour 2025-2030 est moderne et ambitieuse et elle promet de nouvelles réalisations majeures pour le développement du pays. Nous devons lui faire confiance pour continuer à bâtir une Côte d'Ivoire prospère, solidaire et dynamique. Le Président Ouattara promet encore de très belles et agréables surprises aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens.

Au-delà des multiples et nombreuses réalisations du Président de la République, quels sont, selon vous, les arguments politiques qui justifient sa candidature ?

Au-delà de ses réalisations tangibles dans le développement économique, l'emploi des jeunes, les infrastructures et la stabilité institutionnelle, la candidature du Président Ouattara se justifie par plusieurs arguments politiques forts. Son expérience à la tête du pays garantit une continuité politique et une stabilité indispensable pour poursuivre les réformes et les projets de développement. Il incarne également une figure de rassemblement national, capable de fédérer les différentes forces politiques et sociales autour d'un projet commun pour la Côte d'Ivoire. Sa vision économique, pragmatique et son engagement pour le renforcement des institutions démocratiques participent à construire un État moderne, capable de mieux répondre aux attentes des citoyens. Sa candidature vise à consolider les acquis démocratiques et à poursuivre l'oeuvre de paix et de cohésion nationale. En ce sens, il représente un gage de stabilité et de confiance pour le pays, avec une capacité avérée à moderniser la nation tout en maintenant son unité.

Certains voient dans la candidature du Président sortant une garantie sécuritaire dans une sous-région menacée d'instabilité. Quel est votre avis ?

La candidature du Président Ouattara est effectivement perçue comme une garantie sécuritaire dans la sous-région ouest-africaine. Son action pour la consolidation de la paix et de la sécurité en Côte d'Ivoire contribue à stabiliser le pays tout en favorisant un environnement propice à la coopération régionale. Dans un contexte où l'insécurité et les menaces terroristes sont préoccupantes, le maintien d'un leadership expérimenté, jouissant d'une stabilité intérieure relative, constitue un facteur rassurant pour les partenaires internationaux et les populations. La continuité de sa présidence renforcera les efforts de sécurisation durable et consolidera la stabilité politique nécessaire pour relever les défis régionaux. La sécurité n'est pas seulement militaire : elle est aussi économique et sociale. Le Président a démontré qu'une gouvernance prudente et expérimentée crée les conditions d'un climat sûr, favorable à l'investissement et à la prospérité.

Que répondez-vous à ceux qui estiment que cette candidature viole la Constitution ?

Sortons de la rhétorique et des logiques guerrières. Il est important de répondre avec des faits, sans polémique. Le Président Ouattara a d'abord gouverné de 2011 à 2020 sous la constitution de 2000. Une nouvelle constitution a été adoptée le 8 novembre 2016 pour plusieurs raisons : la précédente provenait d'un régime militaire, où les libertés n'étaient pas toujours garanties et il était nécessaire d'adapter notre loi fondamentale aux nouveaux enjeux du pays. Selon l'article 183 de cette nouvelle constitution, tous les mandats antérieurs ont été remis à zéro. La Constitution lui permet de se présenter à nouveau et de prêter serment pour un second mandat. Le Président Ouattara a prêté serment une seule fois sur cette Constitution, le 14 décembre 2020 et pourra le faire une seconde fois si le peuple lui renouvelle sa confiance en 2025. Pour illustrer, revenons en 2005 : le Président Gbagbo avait obtenu cinq années supplémentaires parce qu'il avait refusé d'organiser les élections d'année en année, ce qui constituait un ajustement exceptionnel. En revanche, le Président Ouattara attache une importance capitale au respect strict de l'ordre constitutionnel et sa candidature s'inscrit pleinement dans ce cadre légal. Ainsi, sa candidature est pleinement légale, légitime et conforme à la Constitution.

Quel rôle jouez-vous, en tant que leader du parti, dans la mobilisation des militants et la préparation des élections dans l'Indénié-Djuablin ?

Le Président Ouattara nous a demandé de travailler en équipe et d'être unis. Notre priorité est de créer une union sacrée de tous les cadres du Rhdp. Le rassemblement qui soutient le Président est très large, incluant une partie du Fpi, l'Udcy, de bien d'autres partis politiques et des acteurs de la société civile. Dans ma région, l'Indénié-Djuablin, nous travaillons directement avec toutes les couches de la population. Nous expliquons le bilan du Président, ce qui a été réalisé et surtout ce qui reste à faire. Notre démarche est celle du dialogue et de l'échange franc et pacifique avec nos concitoyens. L'objectif est de mobiliser sur le terrain, présenter les réalisations et les projets futurs, et montrer que le Président Ouattara reste le meilleur choix pour la jeunesse et le développement économique. C'est un travail d'humilité, de proximité et d'engagement concret, pour préparer les élections et renforcer la confiance entre le peuple et ses dirigeants.

Où en est-on dans le processus de collecte des parrainages en faveur du candidat du parti dans votre région ?

Dans l'Indénié-Djuablin, nous avons terminé la collecte des parrainages depuis la semaine dernière. Ils ont été transmis au parti. Nous avons même dépassé le seuil demandé par la Cei car nous avons fait plus de 2% du corps électoral de notre région alors que la loi nous impose de faire 1%. C'est un signe fort de mobilisation. Le Président Ouattara déposera officiellement son dossier de candidature le 26 août, et nous serons tous à ses côtés pour lui témoigner de notre soutien indéfectible. Aujourd'hui, 17 régions de Côte d'Ivoire, y compris la nôtre, ont déjà rempli leurs engagements. Nous sommes prêts et pressés de débuter cette joute électorale.

Le fait que le Président de la République, votre candidat, n'ait pas encore déposé sa candidature, alors que la date de clôture est fixée au 26 août, n'est-il pas un handicap pour le parti ?

Pas du tout ! La date limite est bien le 26 août, et le dépôt de dossier ce jour-là reste conforme au processus légal. Une fois tous les dossiers reçus, la Cei les transmettra au Conseil constitutionnel qui établira la liste définitive des candidats. C'est seulement à ce moment que la campagne commencera réellement. Notre objectif est clair : préparer le terrain et nous organiser pour qu'au soir du 25 octobre 2025, le Président Ouattara remporte une victoire éclatante dès le premier tour.

Le Rhdp est souvent critiqué d'être hégémonique sur le terrain politique. Que répondez-vous ?

On nous reproche en réalité notre organisation et notre savoir-faire. Le Rhdp est un parti structuré. Le seul parti qui a une implantation nationale, jusque dans les villages et les hameaux de Côte d'Ivoire. Nous sommes capables de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions de notre pays. Cela ne veut pas dire que nous gagnons tout, car nous respectons pleinement le jeu démocratique. Le Rhdp est un parti de paix, d'unité, un parti de développement, qui a pour mission première de gouverner et d'améliorer concrètement les conditions de vie des populations.

L'opposition a-t-elle également sa partition à jouer pour garantir un processus électoral transparent et apaisé ?

Bien sûr ! Dans notre pays, l'opposition existe, elle est libre, elle s'exprime et agit librement. La première règle est simple : chacun est libre d'être candidat, à condition de respecter la loi. Depuis 2011, aucune loi n'a été adoptée pour exclure un individu. Elles ont toutes été adoptées pour garantir les libertés fondamentales. Ce sont souvent les actes des leaders eux-mêmes qui les placent en dehors de la loi. Or, personne n'est au-dessus de la constitution et de la loi de Côte d'Ivoire. Regardez le Sénégal en 2024 : Ousmane Sonko a été déclaré inéligible par le Conseil constitutionnel, mais son parti a su se réorganiser et présenter un autre candidat qui est aujourd'hui Président. C'est cela la maturité démocratique. Au Rhdp, nous avons la chance d'avoir un leader incontesté, incontestable et incontournable, le Président Ouattara, autour duquel cadres et militants se mobilisent. Il est un Président de paix, qui privilégie toujours l'intérêt collectif au détriment des intérêts individuels. Nous attendons des autres leaders qu'ils tiennent le même langage apaisant. Le 25 octobre 2025, nous avons confiance que les Ivoiriens feront le choix de la stabilité, de l'unité, de la paix, de la croissance durable et du développement, en renouvelant leur confiance au Président Ouattara.

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