La mission du Fonds monétaire international (FMI) au Sénégal s'est achevée mardi 26 août, après une semaine de travaux avec les autorités sénégalaises. L'objectif était de revoir les chiffres liés à la dette dite « cachée » laissée par l'ancienne administration. Des mesures correctives ont été annoncées et l'institution de Bretton Woods, qui avait gelé son aide depuis fin 2024, semble désormais prête à rouvrir de nouvelles perspectives de coopération.
Dans un communiqué publié à l'issue de sa mission, le FMI salue les « efforts de transparence budgétaire » des autorités sénégalaises. Il se dit disposé à contribuer à l'élaboration d'un programme de réformes visant à aider le pays à faire face aux difficultés économiques et financières. Celles-ci sont aggravées par le poids de la « dette cachée », estimée à 118% du PIB par le cabinet Forvis Mazars, ainsi que par la perte de confiance des investisseurs étrangers ces derniers mois.
Regagner la confiance des bailleurs
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Pour le gouvernement sénégalais, ce soutien du FMI constitue un « ouf » de soulagement. Dakar prévoit de présenter un nouveau programme appuyé par l'institution, avec pour ambition de relancer l'économie en cohérence avec le Plan de relance économique et la Stratégie nationale de développement horizon 2050, dévoilés en octobre dernier par le Premier ministre Ousmane Sonko et son gouvernement.
Ce plan doit permettre de corriger une croissance jugée trop faible - 3,1% du PIB hors hydrocarbures - et de miser sur l'exploitation prochaine des ressources pétrolières et gazières pour redresser l'économie nationale. Le pays affiche un taux de chômage d'environ 20%, tandis que près de 38% de la population vit sous le seuil de pauvreté.