Ile Maurice: Jagai renvoie la balle à Gangadin et à Dip

Il persiste et signe. Une fois de plus, le surintendant de police (SP) Ashik Jagai , patron de la Special Striking Team (SST), âgé de 57 ans, a été entendu lundi par les enquêteurs de la Financial Crimes Commission (FCC) dans l'affaire du Reward Money. Lors de son audition, il a rejeté toute responsabilité dans la gestion de ces fonds attribués à l'ancienne SST et a pointé du doigt son supérieur, l'assistant commissaire de police (ACP) Dunraz Gangadin.

À noter que la comparution de SP Jagai, assisté de Me Raouf Gulbul, déterminera si ce dernier déposera une motion en cour pour obtenir la remise en liberté provisoire de son client, aujourd'hui.

Selon sa version des faits, il n'était en rien concerné par les aspects financiers liés aux paiements effectués aux informateurs après des saisies de drogues ou de marchandises prohibées. «Je n'ai jamais recommandé de montant ni effectué de démarche pour décaisser de l'argent», a-t-il affirmé, niant toute participation à un éventuel surpaiement de plus de Rs 83 millions. Ashik Jagai a insisté sur le fait que ces fonds ne transitaient pas par ses comptes et qu'il n'avait aucune autorité pour en déterminer le montant.

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Durant son interrogatoire, il a expliqué que son rôle se limitait à confirmer à son supérieur qu'une opération avait bel et bien eu lieu et à préciser la nature des saisies effectuées par la SST. Les procédures administratives et financières, selon lui, relevaient exclusivement de l'ACP Gangadin. Celui-ci était chargé d'entamer les démarches nécessaires pour obtenir les décaissements et assurer les paiements aux informateurs.

Ashik Jagai a aussi évoqué la présence du sergent Yusuf Ali Hossen, désigné comme handler. Ce dernier, a-t-il affirmé, agissait comme intermédiaire entre les informateurs et l'ACP Gangadin, centralisant ainsi les relations et les communications concernant les primes.

Cette audition s'inscrit dans une série d'interrogatoires visant à déterminer les responsabilités autour de la gestion du Reward Money par la SST, démantelée après plusieurs controverses. La FCC soupçonne que des fonds considérables auraient été alloués de manière abusive, soulevant des questions sur la transparence et les mécanismes de contrôle au sein de la police.

En minimisant son rôle et en renvoyant la balle à son supérieur hiérarchique, Ashik Jagai tente de se dissocier de ce scandale financier qui éclabousse une nouvelle fois l'institution policière. La FCC, de son côté, poursuit ses investigations pour établir les responsabilités individuelles et déterminer si des pratiques irrégulières ont bien eu lieu dans l'attribution de ces primes

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