Deux ressortissants italiens occupent depuis plusieurs années un terrain appartenant à l'État à Sakatia Ampasindava, dans la commune urbaine de Nosy-Be, où ils ont édifié des établissements hôteliers en toute illégalité. Sans autorisation d'ouverture, sans existence légale reconnue et sans s'acquitter d'aucune obligation fiscale, ces investisseurs autoproclamés poursuivent leurs activités au mépris des lois et des injonctions administratives.
Selon des sources concordantes, cette occupation illicite s'est faite au vu et au su des autorités locales, sans qu'aucune mesure coercitive n'ait été appliquée. L'affaire a pris une tournure plus tendue depuis que l'État a engagé un partenariat avec un opérateur privé local pour l'exploitation officielle d'un périmètre de 17 hectares de réserve foncière touristique sur cette même zone. Face à cette initiative, les deux étrangers auraient tenté de mobiliser une partie de la communauté contre le projet, attisant ainsi des tensions locales.
Une lettre de mise en demeure, émanant du ministère du Tourisme en janvier 2025, leur avait pourtant été notifiée afin de mettre fin à leur occupation illégale. Mais loin de se conformer à la décision de l'État, ils ont choisi de s'y opposer frontalement, défiant les autorités nationales et profitant de la complaisance apparente des instances locales.
Ce laxisme interpelle pourquoi les responsables régionaux n'ont pas appliqué stricto sensu les consignes du ministère ? Qui soutient réellement ces deux individus, au point de leur permettre de s'imposer comme des acteurs incontournables sur un site pourtant stratégique pour l'avenir touristique de Nosy-Be ?
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Système permissif
Au-delà du cas particulier de Sakatia Ampasindava, cette situation illustre les fragilités structurelles de la gouvernance locale en matière de gestion foncière et d'investissements étrangers. Alors que l'État malgache s'efforce d'instaurer un climat de confiance afin d'attirer des partenaires crédibles et respectueux des règles, de tels précédents renforcent l'image d'un système permissif, où certains étrangers s'autorisent à se soustraire aux lois nationales.
L'affaire pose ainsi des questions pour l'avenir : la souveraineté foncière de l'État est-elle suffisamment protégée ? Les investissements touristiques respectueux des règles sont-ils réellement encouragés ? Et surtout, jusqu'où peut aller l'impunité de ceux qui choisissent de camper dans l'illégalité, face à des autorités hésitantes ?