Congo-Brazzaville: Une journaliste menacée de mort

communiqué de presse

La FIJ enjoint les autorités de la République du Congo à protéger la journaliste, à faire la lumière sur les menaces proférées à son encontre et à faire cesser immédiatement ces actes d'intimidation.

Dans un article publié le 17 juillet sur Fact-Check Congo, à la date anniversaire du bombardement de l'aéroport, la journaliste indépendante Rosie Pioth expliquait comment, 43 ans après le drame,"les familles endeuillées réclament toujours justice et reconnaissance". L'article pointe notamment le silence de l'État concernant le drame. "Aucun monument. Aucune ligne dans les manuels scolaires. Aucune journée nationale. Aucune évocation publique de ce drame." L'article suggère également une potentielle absence de paiement des indemnités des victimes. La journaliste annonce enfin que d'autres articles vont être publiés sur le sujet.

Le lendemain de la publication, des individus non identifiés ont appelé Rosie Pioth et lui ont envoyé, ainsi qu'à son mari, des messages contenant des menaces de mort, l'exhortant à cesser ses reportages.

Dans un communiqué, Fact-Check a annoncé "suspendre temporairement les prochaines parties de l'enquête" afin de protéger son personnel.

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Le Secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, a déclaré: « Nous exigeons une enquête sérieuse et indépendante sur les menaces proférées à l'encontre de notre consoeur Rosie Pioth, membre de notre affiliée congolaise la Fédération Syndicale des Travailleurs de la Communication. Il n'est pas acceptable qu'une journaliste soit menacée alors qu'elle ne fait qu'effectuer son devoir d'informer. Certaines vérités dérangent, mais les journalistes ne doivent pas en payer le prix. Leur présence et leur travail indépendant de toute menace, est au contraire un gage du bon fonctionnement d'une démocratie. Nous exigeons une enquête immédiate et des garanties de protection pour Rosie Pioth".

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