En visite officielle à Dakar, la secrétaire exécutive de l'Observatoire de la Qualité des Services Financiers (OQSF) de Côte d'Ivoire, Mme Léokadie Loukou-Yao, a salué l'expérience pionnière du Sénégal. Trois jours d'échanges fructueux ont permis de jeter les bases d'une coopération sous-régionale renforcée en matière de qualité des services financiers.
Créé en 2009, l'Observatoire de la qualité des services financiers (OQSF) du Sénégal fait figure de référence dans la sous-région. Son homologue ivoirien, opérationnel depuis 2017, s'en inspire aujourd'hui pour consolider son fonctionnement et accroître son efficacité.
Cette mission d'imprégnation de la délégation ivoirienne, ponctuée de rencontres institutionnelles avec la Banque centrale et la Direction générale du secteur financier, notamment à travers la Direction de la monnaie et du crédit a été jugée particulièrement constructive.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
« Ces échanges ont enrichi les deux parties, et nous comptons désormais renforcer cette collaboration au-delà de nos deux pays », a souligné Papa Amadou Diagne, secrétaire exécutif de l'OQSF du Sénégal. À ses yeux, l'avenir réside dans la constitution d'un cadre formalisé de coopération, rassemblant également les OQSF du Bénin, du Niger et du Burkina Faso.
Le Sénégal, pionnier en la matière, a également pris l'initiative de créer un réseau regroupant les secrétaires exécutifs des Observatoires de l'Union Economique Monétaire Ouest Africain (UEMOA). Ce dispositif, déjà actif par le biais d'échanges numériques réguliers, bénéficie du soutien de la Banque centrale et de la Direction de la monnaie et du crédit. « Nos autorités nous ont encouragés à poursuivre cette dynamique et à oeuvrer pour une structure plus intégrée entre les OQSF de la sous-région », a précisé M. Diagne.
Pour sa part, Mme Léokadie Loukou-Yao a réaffirmé l'intérêt stratégique de cette coopération :
« Après avoir mené une campagne de sensibilisation autour de nos missions, il nous paraissait essentiel d'apprendre auprès des pionniers. Tirer les leçons de leur expérience et s'inspirer de leurs bonnes pratiques étaient une étape incontournable afin de rendre l'OQSF ivoirien aussi performant que celui du Sénégal. »
Elle a également insisté sur la proximité des deux institutions :
« On pourrait qualifier l'OQSF du Sénégal et celui de Côte d'Ivoire de "soeurs siamoises". Nos réalités sont similaires, nos missions quasi identiques, et nos différences constituent un atout pour enrichir nos réformes, notamment sur le plan juridique. »
Au-delà de ce rapprochement, des projets innovants sont en gestation, à l'instar du concept du « maillot OQSF », fruit d'une réflexion commune, destiné à mieux servir les consommateurs de services financiers et à rapprocher encore davantage les deux institutions.
Mme Yarrou a enfin exprimé un voeu partagé :
« Nous souhaitons que nos efforts conjoints aboutissent à la mise en place d'une structure intégrée, capable de répondre aux attentes des usagers du secteur financier dans tout l'espace communautaire. »