Gabon: Le gouvernement de Brice Clotaire Oligui Nguema critiqué par Alain-Claude Bilie-By-Nze

À l'approche des élections législatives et locales, Alain-Claude Bilie-By-Nze, président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG) et ancien Premier ministre, a vivement critiqué le gouvernement de Brice Clotaire Oligui Nguema.

Dans un entretien à Jeune Afrique, il affirme que l'exécutif avance « sans cap ni boussole » et retombe dans les travers de la mal-gouvernance.

Une rupture manquée

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Pour Bilie-By-Nze, l'arrivée d'Oligui Nguema avait fait naître l'espoir d'un changement. Mais moins d'un an plus tard, il estime que la gouvernance actuelle ressemble à celle du système Bongo. Le pouvoir reste concentré entre les mains du chef de l'État, et la nouvelle Constitution n'est à ses yeux qu'un simple habillage juridique.

Des priorités négligées

L'opposant dénonce une absence de politique claire : santé en crise, hôpitaux délabrés, manque d'enseignants, réduction des bourses étudiantes, vie chère persistante. Autant de difficultés qui, selon lui, n'ont trouvé aucune réponse. Les annonces officielles relèvent davantage de la communication que de l'action.

L'illusion d'une action

Il accuse également le gouvernement de donner une image trompeuse. Quelques chantiers sont lancés pour montrer du mouvement, mais sans stratégie d'ensemble. « Le bruit des pelleteuses ne peut suffire, dit-il, à prouver l'existence d'une véritable politique. »

Une sortie à la veille des scrutins

Cette attaque intervient alors que la campagne électorale se prépare. Bilie-By-Nze cherche à se poser en principal contradicteur du régime et à incarner une alternative crédible face à un pouvoir qu'il juge déjà affaibli.

Un avertissement politique

Selon l'ancien Premier ministre, le Gabon risque de retomber dans les mêmes travers si aucune vision claire n'est mise en oeuvre. « Le gouvernement prétendait rompre avec le passé, mais il en reproduit les pratiques » alerte-t-il. Cette dérive pourrait, selon lui, mener le pays à une nouvelle impasse politique et sociale.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.