Afrique: Risques de famine - Quatre pays africains dans le rouge

Le Nigéria, le Kenya, la Somalie et le Soudan du Sud pourraient bientôt manquer d'aliments d'urgence essentiels pour les enfants en malnutrition, à moins que des actions ne soient prises rapidement pour combler les lacunes financières dues à la réduction de l'aide. Selon l'ONG Save the Children, cette situation met en grand danger la vie des enfants gravement malnutris.

Face à cette crise alarmante, Save the Children appelle la communauté internationale à agir en augmentant les financements pour la nutrition et en renforçant les chaînes d'approvisionnement afin que les enfants souffrant de malnutrition sévère puissent recevoir l'aide d'urgence indispensable. L'aliment thérapeutique prêt à l'emploi, constitué d'une pâte énergétiquement dense et enrichie en micronutriments, est une ressource vitale pour les millions d'enfants souffrant de malnutrition aiguë. Cet aliment a sauvé de nombreuses vies au cours des trois dernières décennies, dont des enfants souffrant de malnutrition aiguë.

Au Nigéria, environ 3,5 millions d'enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë sévère. La région du Nord-Est et du Nord-Ouest du pays est particulièrement touchée. Pour répondre à cette crise, le Nigéria a besoin d'au moins 629 000 cartons de RUTF pendant la période critique de juin à novembre, mais jusqu'à présent, seulement 64 % de cette quantité a été obtenue.

Au Kenya, des sécheresses et des inondations répétées rendent les enfants vulnérables à la malnutrition. La population à risque d'insécurité alimentaire a augmenté de 6 % pendant la saison des pluies, et 105 000 cartons d'ATPE sont nécessaires pour soutenir les enfants en malnutrition sévère, mais seulement 79 000 ont été disponibles jusqu'à présent.

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En Somalie, près de 1,8 million d'enfants sont exposés à la famine, un enfant sur huit souffrant de la forme la plus mortelle de malnutrition. Malheureusement, seulement 39 % du financement requis pour répondre à ces besoins en 2025 a été recueilli. L'ONU avertit que septembre sera un moment critique, de nombreuses agences d'aide étant contraintes de réduire leurs programmes. Des témoignages poignants illustrent la gravité du problème. Dalmar, un enfant de quinze mois admis en urgence dans un centre de stabilisation, a dû recevoir un lait thérapeutique de substitution en raison de coupes budgétaires, affectant son temps de rétablissement.

Au Soudan du Sud, le nombre d'enfants souffrant de malnutrition aiguë a augmenté de 10,5 %, et seulement un tiers de ceux qui en ont besoin ont reçu un traitement entre janvier et juillet 2025. « La faim n'a ni frontières, ni limites. Elle épuise l'énergie des enfants et détruit leurs rêves. Les financements qui pourraient sauver des vies ont été réduits, entraînant une pénurie mondiale d'aliments thérapeutiques », a déclaré la directrice régionale de Save the Children pour l'Afrique de l'Est et australe, Yvonne Arunga.

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