Ile Maurice: Paul Bérenger - «L'urgence est de sauver la Banque de Maurice et Air Mauritius»

Le Deputy Prime Minister et leader du MMM, Paul Bérenger, a tenu ce samedi 30 août sa quatrième conférence de presse en trois semaines. Abordant tour à tour la situation politique, la Banque de Maurice, Rodrigues et les récentes nominations controversées, il a assuré qu'«il n'y aura pas de rupture d'alliance», tout en appelant à redresser les institutions clés du pays. Le MMM reste, selon lui, solidaire de la coalition gouvernementale dans ce contexte marqué par plusieurs tensions et critiques.

Le leader du MMM est revenu longuement sur la démission de Gérard Sanspeur de son poste de Second Deputy Governor de la Banque de Maurice (BoM). «Gérard Sanspeur, pour moi, a été un problème mineur. Les vrais problèmes de la BoM sont ailleurs», a-t-il déclaré. Évoquant «deux énormes scandales» - la Mauritius Investment Corporation et Silver Bank - il a averti du «risque de pertes financières énormes pour le pays».

Paul Bérenger a insisté : « L'urgence est de sauver et relancer ces institutions. Ce sont, avec Air Mauritius, les deux dossiers les plus difficiles que nous devons régler ensemble, dans le respect des prérogatives du Premier ministre et dans l'intérêt du pays»*.

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Le DPM a aussi évoqué Rodrigues, après ses récentes rencontres avec le Chef commissaire et l'opposition rodriguaise. Il a jugé intéressantes certaines propositions, mais rejeté l'idée d'un référendum régional : «Le référendum n'existe pas dans la loi mauricienne, et pour moi c'est dangereux». Il a également reconnu des désaccords sur le calcul du budget rodriguais, ajoutant que le Premier ministre et lui-même rencontreront bientôt les responsables rodriguais pour « discuter ce qui est meilleur ».

Enfin, Paul Bérenger a commenté les récentes contestations autour des nominations de Senior Counsels et Senior Attorneys. «Selon le Law Practitioners Act, le président peut nommer sur recommandation du chef juge, mais la loi est floue», a-t-il expliqué. «Il est clair qu'on ne peut nommer personne sans la recommandation du chef juge. La balle est dans son camp.» Il a ajouté que le gouvernement compte amender la loi «en temps et lieu» pour clarifier ce processus qu'il juge «malsain».

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