Cote d'Ivoire: Rentrée scolaire 2025-2026 - Mariatou Koné annonce des réformes et sonne la fin de la récréation !

1 Septembre 2025

La traditionnelle réunion de la rentrée scolaire s'est déroulée au lycée classique d'Abidjan.

Sous une fine pluie, le lycée classique d'Abidjan a abrité le lundi 1er septembre 2025, la traditionnelle cérémonie marquant la rentrée scolaire 2025-2026. Ayant pour thème « L'éducation de qualité, levier de transformation durable de la Côte d'Ivoire », cette rencontre a été l'occasion pour la ministre de l'Éducation nationale et de l'Alphabétisation, le Pr Mariatou Koné, de donner les grandes orientations de l'année scolaire qui débute officiellement le 8 septembre 2025.

« Ce thème est un appel pressant à toutes et à tous afin que notre foi en l'éducation se traduise en actions concrètes et vérifiables », a affirmé la ministre devant les directeurs régionaux et départementaux, inspecteurs, enseignants, parents d'élèves, élèves et partenaires du système éducatif. Elle a exhorté ses collaborateurs à rechercher l'excellence, à respecter scrupuleusement les consignes données et à inscrire durablement la qualité au coeur de l'école ivoirienne.

Réformes majeures annoncées

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Le Pr Mariatou Koné a dévoilé plusieurs réformes pour 2025-2026. La ministre a indiqué que les normes actuelles de la carte scolaire qui permettent de valider les ouvertures des salles de classe doivent prendre en compte l'intégration systématique d'une classe de pré-primaire. En d'autres termes, une école ne doit pas comporter que six classes mais sept, intégrant ainsi une classe de maternelle. Mieux, les écoles doivent compter « un espace fille ». En outre, un réajustement de la formation dans les Centres d'animation et de formation pédagogique (Cafop) qui vise à intégrer des enseignements du pré-primaire, est prévu dès cette année scolaire.

Evoquant les mesures, la ministre a annoncé la création de 26 nouvelles circonscriptions pour le renforcement de l'encadrement pédagogique de proximité des écoles préscolaires et primaires, la généralisation des classes du préscolaire dans les écoles primaires afin de renforcer l'accès à l'école.

Au total, 332 enseignants du primaire et 175 du secondaire seront formés en langue de signe et en braille pour la prise en charge des enfants en situation de handicap, et 1488 élèves en situation de décrochage scolaire seront maintenus dans le système éducatif.

Dans le volet de la digitalisation de l'éducation, Mariatou Koné a évoqué la généralisation de l'utilisation de la plateforme numérique "DOB Connect", pour un meilleur suivi et l'encadrement rapproché des parents, l'inscription en ligne de tous les élèves-maîtres des Cafop à partir de cette rentrée scolaire et l'exploitation effective du Système intégré de gestion de l'éducation.

Tolérance zéro face aux dérives

Sur un ton ferme, Mariatou Koné a dénoncé des pratiques persistantes dans son ministère : paiements illégaux exigés aux parents pour les transferts, inscriptions frauduleuses par certains enseignants, non-déclaration de postes vacants, destitutions arbitraires de directeurs d'école, cotisations abusives dans les Cafop, recrutements parallèles d'élèves non admis. « Il faut arrêter cela ! », a-t-elle martelé, rappelant que seules les procédures officielles seront désormais tolérées. Des sanctions sont prévues. « Certains ont déjà été sanctionnés cette année. Ils se reconnaîtront et la communauté éducative le saura à la rentrée », a-t-elle prévenu.

Une gouvernance renforcée

Pour encourager la transparence, un prix du meilleur Coges (Comité de gestion des établissements scolaires) sera décerné dès cette rentrée, tout comme un prix du meilleur enseignant du secondaire. Par ailleurs, le gouvernement a accordé une subvention exceptionnelle de 18,4 milliards de Fcfa pour compenser la suppression des cotisations exceptionnelles des Coges et consolider la gratuité de l'école.

« L'école n'a pas de couleur politique »

À quelques semaines de l'élection présidentielle, la ministre a insisté sur la neutralité de l'école. « L'école est un bien collectif qui doit être préservé des enjeux politiques. Elle n'a pas de couleur politique. C'est un engagement que nous devons prendre individuellement et collectivement afin que nos enfants bénéficient pleinement de leur droit à l'éducation », a-t-elle conclu.

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