La commune de Malicounda a franchi hier une étape importante dans sa politique d'électrification et de sécurité publique avec la réception, ce lundi 1 septembre 2025, de 520 lampadaires solaires financés sur le budget municipal.
Le maire, Maguette Sène, a précisé que ce projet, voté dès janvier 2025, a bénéficié d'une enveloppe de 40 millions FCFA. « Nous avons lancé un appel d'offres auquel trois entreprises ont répondu. Le mieux-disant a proposé un prix unitaire de 35 000 FCFA, ce qui nous a permis d'économiser environ 5 millions FCFA. Nous envisageons de les réinvestir pour augmenter le nombre de lampadaires », a-t-il expliqué.
Priorité aux villages desservis par SCL
Ces équipements seront installés prioritairement dans les villages alimentés en électricité par SCL, concessionnaire national. Le maire a rappelé que le contrat liant SCL à l'État ne prévoit pas la prise en charge de l'éclairage public dans ces localités. Par le passé, c'est la commune qui avait financé le réseau filaire et l'achat des lampadaires, ainsi qu'il a assuré le paiement des factures.
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Cependant, les coûts énergétiques avaient explosé : « Là où nous pouvions tenir trois mois avec un certain crédit, nous n'atteignions même plus un mois », a déploré Maguette Sène. Cette situation a poussé le conseil municipal à opter pour une solution solaire, plus durable et moins coûteuse.
Des quartiers et villages mieux éclairés
Les nouvelles installations bénéficieront à plusieurs zones : Faloh, Taroum, Sidi Bougou, Carrière (quartier de Kerbalolo), Soutchoumba d'Anpel, Gagnan Bougou, Carrefour Malicounda, Saly Aérodrome et Saly Médine, entre autres.
Actuellement, 249 lampadaires sont en service dans ces villages. Avec les 520 nouveaux appareils, la commune prévoit de remplacer l'existant et d'augmenter significativement la couverture lumineuse, améliorant ainsi la sécurité et la qualité de vie des habitants.
Un effort salué par le conseil municipal
Le maire a tenu à remercier le conseil municipal pour son soutien et sa confiance : « Cet investissement est le fruit d'un travail collectif. Il montre notre volonté de répondre concrètement aux besoins des populations ».
De son côté, Assane Diack, président de la commission environnement, a souligné que ce programme s'inscrit aussi dans une logique écologique : « Le solaire est une énergie propre, qui réduit notre dépendance au réseau et notre empreinte carbone ».