La nouvelle approche de développement prônée par le Président de la République confirme, à chaque fois, son efficacité. Les différents indicateurs disponibles consolident ce constat, avec surtout une croissance de 3,2% pour le 2e trimestre 2025 et un déficit budgétaire qui serait ramené, aux termes de l'année en cours, à 5,3%. Un comportement rassurant qui a forcé les agences internationales à reconsidérer la notation de la Tunisie.
L'Agence japonaise Rating and Investment Information Inc. (R&I), vient de revaloriser la notation de la Tunisie, qui passe d'une perspective de risque négative à une perspective stable. Deux ans après l'avoir abaissée de B à B- en raison « d'une situation budgétaire et extérieure fragile ».
Le rapport de l'agence précise que cette décision a tenu compte du bon comportement de l'économie tunisienne qui commence à se relancer progressivement et intelligemment avec une nette amélioration de son PIB et également une efficacité au niveau de la discipline budgétaire mise en place, et qui a permis de réduire sensiblement le déficit. Sans parler d'une stabilité politique certaine et bien favorable à la relance économique.
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L'agence retient, aussi, une augmentation rassurante de nos réserves en devises, grâce notamment aux entrées touristiques et aux transferts de fonds, en particulier ceux de la diaspora. Des facteurs importants qui ont aidé notre pays à honorer ses engagements financiers internationaux et à amortir sensiblement la pression du manque de liquidité, qui a, pour longtemps, sanctionné l'économie nationale.
D'ailleurs, les dernières statistiques confortent largement la nouvelle notification de l'agence japonaise.
Dans son dernier rapport, l'Institut national de la statistique, INS, relève que, pour le deuxième trimestre de 2025, la croissance économique a réalisé un bond remarquable avec une moyenne de 3,2% contre 2,5% seulement pour le 1er trimestre.
Le mérite de cette performance revient à la dynamique du secteur agricole qui a évolué, durant le premier semestre, de 8%, et aussi à l'importance des recettes touristiques et des transferts des Tunisiens à l'étranger, et qui ont généré, à eux seuls, plus de 10 milliards de dinars au terme des huit premiers mois de l'année en cours.
Aller encore plus loin
Ce qui donne plus de consistance à la revalorisation de la notation de l'agence, c'est qu'elle maintient une tendance stable et même positive pour la période à venir, en raison notamment de la poursuite des programmes de reconstitution financière et de réformes structurelles bien orientées, selon les priorités stratégiques du pays. Et ce sont les mêmes arguments qui ont forcé la révision de la note souveraine de la Tunisie par Fitch Ratings et Moody's.
Aujourd'hui, la Tunisie doit savoir capitaliser sur cette revalorisation pour aller encore plus loin en termes d'efficacité économique et rigueur budgétaire. Pour cela, il est nécessaire de s'outiller des dispositions nécessaires à la maximisation et la valorisation de la production, notamment au niveau des biens et des services, à la consolidation des investissements dans les secteurs prioritaires, l'infrastructure et l'innovation entre autres, et à l'accélération des transitions stratégiques : écologique, énergétique et digitale, surtout.
Il est nécessaire aussi de garantir, en permanence une bonne équation entre les recettes et les dépenses, en misant sur la transparence, l'optimisation et la requalification des ressources.