Rwanda: Le pays accueille les premiers migrants expulsés des États-Unis dans le cadre de l'accord avec Trump

2 Septembre 2025
  • Le Rwanda a accueilli le premier groupe de migrants expulsés des États-Unis dans le cadre d'un nouvel accord avec l'administration du président Donald Trump
  • Sept personnes sont arrivées à Kigali à la mi-août, selon la porte-parole du gouvernement, Yolande Makolo
  • Quatre resteront au Rwanda, tandis que trois ont choisi de retourner dans leur pays d'origine

Le Rwanda a accueilli le premier groupe de migrants expulsés des États-Unis dans le cadre d'un nouvel accord avec l'administration du président Donald Trump.

Sept personnes sont arrivées à Kigali à la mi-août, selon la porte-parole du gouvernement, Yolande Makolo. Quatre resteront au Rwanda, tandis que trois ont choisi de retourner dans leur pays d'origine. Les autorités n'ont pas révélé leur nationalité.

Cet accord s'inscrit dans le cadre du plan élargi d'expulsions massives lancé par M. Trump en janvier, au cours de son second mandat. Au moins une douzaine de pays ont accepté d'accueillir les migrants expulsés. Le Rwanda a déjà accueilli des personnes évacuées de Libye dans le cadre d'un accord conclu en 2019 avec l'ONU et l'Union africaine, qui a permis de réinstaller près de 3 000 personnes.

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M. Makolo a déclaré que les personnes expulsées seraient soutenues par le gouvernement, les organisations internationales et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les groupes de défense des droits ont exprimé leur inquiétude quant aux violations potentielles du droit international si les personnes expulsées sont renvoyées dans des pays où elles ne sont pas en sécurité.

On ne sait pas encore si l'accord entre les États-Unis et le Rwanda est assorti de conditions financières.

Points clés à retenir

La volonté du Rwanda d'accueillir des migrants expulsés par les États-Unis souligne son rôle de partenaire dans la gestion des migrations internationales, malgré les critiques concernant son bilan en matière de droits de l'homme. La démarche fait écho à des accords antérieurs avec l'ONU, l'UA et le Royaume-Uni, bien que ce dernier se soit effondré l'année dernière après un changement de gouvernement à Londres.

Pour les États-Unis, le Rwanda constitue un partenaire volontaire à un moment où Trump a intensifié les déportations dans le cadre de son programme d'immigration. Pour le Rwanda, l'arrangement renforce les liens avec Washington, qui a récemment négocié un accord de paix entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Cette politique soulève des questions juridiques et éthiques.

Le droit international interdit le refoulement, c'est-à-dire l'envoi de migrants dans des lieux où ils risquent d'être persécutés, mais les critiques craignent que les personnes expulsées ne soient exposées à de tels risques. Le Rwanda affirme que sa propre histoire de déplacement lui permet d'offrir une protection, mais la transparence concernant l'ampleur, le financement et le contrôle de l'accord déterminera s'il peut résister à un examen minutieux.

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