L'ex-ministre de la Justice Constant Mutamba a été condamné ce mardi 2 septembre 2025 à trois ans de travaux forcés et cinq ans d'inéligibilité aux votes et aux élections pour détournement de fonds publics.
Après deux reports la semaine dernière au terme d'un procès débuté le 9 juillet dernier, la justice congolaise a rendu son verdict ce mardi 2 septembre 2025 sur l'affaire Constant Mutamba.
L'ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba est condamné à trois ans de travaux forcés, cinq ans d'inéligibilité au droit de voter, de participer aux élections et d'interdiction d'accès à toute fonction publique.
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Condamné pour détournement de fonds publics, il devra aussi restituer à l'Etat la somme de 19 millions de dollars américains. Il faut rappeler que cette condamnation intervient après un long feuilleton judiciaire où il avait déjà été interdit de quitter le pays.
Le Congolais avait vu les poursuites autorisées contre lui par l'Assemblée nationale fin mai, avant qu'il démissionne de son poste ministériel le 18 juin 2025.
C'est le procureur général près la Cour de cassation Firmin Mvonde qui avait porté les premières accusations contre le ministre à l'époque concernant le marché de la construction d'une nouvelle prison à Kisangani. Le ministre était reproché d'avoir violé les règles d'attribution des marchés publics.
Une peine allégée
Dans les premières réquisitions du ministère public, Constant Mutamba courait jusqu'à dix ans de travaux forcés et dix ans d'interdiction d'accès à toute fonction publique.
Mais il bénéficie d'un allégement qui satisfait ses avocats. « Nous avons accompli un travail de titan pour arracher trois ans par rapport aux prétentions du ministère public », a affirmé maître Espoir Vuvu, l'un des avocats devant la presse.