Le président camerounais, Paul Biya, ne participera pas aux commémorations du 80e anniversaire de la victoire chinoise durant la Seconde Guerre mondiale organisées à Pékin, malgré son invitation officielle par Xi Jinping.
Cette absence d'un dirigeant pourtant attendu parmi les chefs d'État africains conviés renforce les inquiétudes liées à son état de santé, jugé de plus en plus fragile à 92 ans.
Alors qu'il est officiellement candidat à l'élection présidentielle d'octobre 2025, Paul Biya demeure quasi invisible sur la scène publique. Son incapacité à voyager et les multiples reports de rencontres diplomatiques, comme celle avec l'ancien ambassadeur de France Thierry Marchand, confirment la difficulté du chef de l'État à honorer ses engagements. Cette réalité interroge : peut-on réellement parler d'une campagne active, ou s'agit-il d'un candidat de façade, porté par l'appareil étatique plutôt que par sa présence personnelle ?
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Dans un contexte marqué par des absences prolongées et le manque de transparence sur sa condition physique, la question de la succession demeure centrale. La perspective d'une nouvelle candidature du doyen des chefs d'État en exercice dans le monde alimente un climat d'incertitude politique et diplomatique. Le Cameroun aborde ainsi un tournant historique, entre continuité fragile et attente d'alternatives crédibles, tandis que la santé de Paul Biya cristallise le débat national et international.