L'offensive américaine dans le secteur minier congolais prend forme. KoBold Metals, la société soutenue par Jeff Bezos et Bill Gates, avance vite. Le 17 juillet, un accord de principe a été signé avec Kinshasa, sous l'impulsion de l'administration Trump. Et cette fois, c'est concret : KoBold a obtenu, mardi 2 septembre, des permis de recherche sur le sol congolais. De quoi apporter plus de précision sur les zones ciblées et les minerais particulièrement convoités.
Au total, sept permis de recherche ont été attribués à KoBold Exploration DRC SA, la filiale créée par l'entreprise américaine pour ses activités en RDC. Les demandes avaient été introduites depuis fin juillet. Elles ont été officiellement validées à la fin du mois d'août. Avec ces sept permis, KoBold, qui revendique une expertise unique grâce à l'intelligence artificielle, va mener des travaux de surface et de profondeur pour vérifier la présence d'indices miniers.
Les zones concernées se trouvent dans le territoire de Malemba-Nkulu, dans la province du Haut-Lomami, et dans le territoire de Manono, dans la province du Tanganyika. Autrement dit, en plein coeur des riches régions de l'espace Katanga. Au moins dix substances minérales sont visées, selon le document consulté par RFI.
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Des minerais critiques déjà sur la liste américaine
Parmi elles, plusieurs figurent déjà sur la liste américaine des minerais dits critiques. Le béryllium, indispensable à l'industrie aérospatiale, le niobium, utilisé dans la défense ou encore le lithium, essentiel pour les batteries électriques. Les permis mentionnent aussi la recherche de coltan et de terres rares.
Ces autorisations, valables cinq ans, devront permettre de déterminer l'existence de gisements économiquement exploitables et d'évaluer leur potentiel technique et commercial.