Afrique Centrale: Qu'en est-il de l'Accord de paix RDC/Rwanda à Doha ?

4 Septembre 2025

Le 3 septembre 2025, une note de presse du gouvernement américain a annoncé la convocation de la deuxième réunion du Comité mixte de contrôle (JOC) pour l'Accord de paix signé le 27 juin 2025. Ont participé à cette rencontre des représentants de la République démocratique du Congo (RDC), du Rwanda, des États-Unis, du Qatar, du Togo en tant que facilitateur de l'Union africaine, ainsi que de la Commission de l'Union africaine. L'objectif était de faire avancer l'accord, dont la mise en œuvre connaît jusqu'à présent des lenteurs.

Selon cette note, les membres du Comité ont reconnu la lenteur de la mise en œuvre de certains éléments de l'Accord et ont souligné leur détermination commune d'assurer sa mise en œuvre complète en temps voulu pour faire progresser la paix, la stabilité et la prospérité dans l'est de la RDC et dans l'ensemble de la région des Grands Lacs.

La même source de préciser que les discussions ont porté sur la nécessité de s'attaquer aux problèmes récents de mise en œuvre, y compris les rapports de violence dans l'est de la RDC, et l'identification de mesures concrètes pour garantir le respect des dispositions de cet accord.

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Mais sur le terrain les blocages demeurent. Selon Radio France Internationale, les deux parties restent divisées sur les mesures de confiance, en particulier la libération des prisonniers. L'AFC/M23 accuse Kinshasa d'avoir arrêté au moins 700 de ses membres, tandis que des sources gouvernementales congolaises affirment qu'en janvier et février derniers, environ 1 500 combattants du groupe ont été envoyés au camp militaire de Rumangabo pour « reconditionnement », et que plus de 300 membres de la Garde républicaine ont été capturés.

C'est précisément sur ces questions sensibles que les négociations doivent encore aboutir pour permettre toute avancée. Pour accompagner ce processus, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a été désigné comme intermédiaire neutre en RDC, dans le respect de ses principes de neutralité, d'impartialité et d'indépendance.

À la suite de son immersion dans ce conflit RDC/Rwanda, la présidente du CICR, Mme Mirjana Spoljaric, a salué les efforts de médiation menés par le Qatar. Elle a rappelé que la déclaration obtenue grâce à cette médiation, combinée à l'accord signé en mai 2025 entre la RDC et le Rwanda à Washington, représentait une opportunité importante pour la région d'envisager un avenir de paix.

Mais pour Jacquemain Shabani, vice-premier ministre congolais chargé de l'Intérieur : « Il y a le CICR et il y a la loi ». « C'est un travail de fond mené par différentes institutions pour répondre à la procédure qui va être mise en œuvre », a-t-il souligné.

Il faut dire qu'à ce jour, cette paix et stabilité tant attendue n'est pas encore à son apogée. Car, même si les Gouvernements de la RDC et du Rwanda ont réaffirmé leur engagement de faire progresser le retour des réfugiés conformément aux résultats de la réunion ministérielle tripartite de haut niveau du 8 août, ce qui manque, c'est la paix sur ce conflit datant.

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