Maurice tente de relancer son industrie cinématographique. Les précédents efforts sont restés sans grands résultats, faute de personnel qualifié et de promotion solide. Les autorités lancent cette fois un vaste plan de formation en collaboration avec Sony. Des masterclass ont déjà débuté pour former aux multiples métiers du cinéma, des étudiants aux professionnels confirmés. Objectif : créer un vivier de talents locaux capables de répondre aux productions internationales.
« Aller, back to one ». Ils sont à la fois figurants, acteurs et techniciens en train de se familiariser avec le monde du cinéma, devant comme derrière la caméra. Stelia Darifa a découvert l'univers du cinéma il y a un an comme assistante caméra. Mais les occasions sont rares pour elle. « Là, en ce moment, l'industrie, il n'y a pas beaucoup de travail et l'exercice du jour, justement, est dans le but de former d'autres assistants caméra, dans un espoir que l'industrie du film se développe et donc qu'on a besoin d'encore plus d'assistant caméra à Maurice ».
L'assistant caméra, ou premier assistant opérateur, veille à la netteté de l'image, ainsi qu'à la disponibilité des caméras, des objectifs et des accessoires. Il assure aussi la fluidité du tournage. Vingt-huit aspirants participent à une formation de la Mauritius Film Development Corporation, qui est chargée de la promotion de l'industrie. Un programme ambitieux, souligne Kevin Gutty, directeur de l'agence. « Notre vision est de faire de Maurice un paradis cinématographique mondialement reconnu et aussi une plateforme régionale durable pour la production cinématographique. Nous avons aussi un paysage très unique ».
« Donner des opportunités »
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Après cette première formation, la Mauritius Film Development Corporation a lancé une série de cinq masterclasses « Film Production » en partenariat avec Sony. Des formateurs venus d'Europe et d'Afrique partagent leur expertise avec réalisateurs, techniciens, étudiants et éducateurs du secteur.
Parmi eux : Yan Kenny Won Sin, Mauricien installé au Cap en Afrique du Sud, figure reconnue de l'industrie régionale. Entre deux productions, il est revenu transmettre son savoir aux jeunes en formation. Pour lui, former ne suffit pas : « il faut aussi leur donner l'opportunité ».
On veut construire une structure, une bonne fondation pour tout le monde et comme ça, qu'ils puissent être reconnus internationalement.