La 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025) s'est ouverte ce jeudi 4 septembre 2025, à Alger sous le signe d'un engagement renouvelé pour l'intégration économique du continent. C'est S.E. l'Ambassadrice Selma Malika Haddadi, vice-présidente de la Commission de l'Union africaine, qui a donné le ton de la semaine en lançant un vibrant appel à croire au « Made in Africa ».
Dans son discours, elle est revenue sur le chemin parcouru par l'Afrique dans la construction d'un marché intégré, un processus qu'elle a décrit comme « une aventure façonnée par la vision, l'ambition et la prospérité partagée ». Pour elle, le commerce intra-africain représente un puissant levier d'industrialisation et de croissance inclusive, à condition de renforcer la valeur ajoutée locale et d'investir dans l'innovation.
Des initiatives concrètes pour transformer le continent
La diplomate a mis en avant des initiatives phares de cette édition, notamment le Pavillon des jeunes startups africaines et le Pavillon des femmes africaines dans la transformation, qui offrent une vitrine aux talents et entrepreneurs du continent. Elle a également insisté sur la nécessité de promouvoir l'industrialisation verte afin de concilier développement économique et durabilité environnementale.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Mais au-delà des progrès, Mme Haddadi a lancé un défi clair aux gouvernements, aux acteurs privés et aux entrepreneurs : transformer l'ambition en résultats tangibles. « Avant de quitter l'Algérie, engagez un partenariat, supprimez une barrière, simplifiez un processus ou accordez votre confiance à un produit africain auquel vous ne croyiez pas auparavant », a-t-elle exhorté. Et de prévenir : « Nous ne pouvons demander au monde de croire au Made in Africa si nous n'y croyons pas nous-mêmes. »
Portée par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), l'Agenda 2063 et des partenariats stratégiques avec des institutions comme Afreximbank, l'Union africaine affirme sa détermination à bâtir une Afrique intégrée, industrialisée et prospère.
À travers son appel, l'ambassadrice Haddadi rappelle que l'IATF n'est pas seulement une foire commerciale : c'est un catalyseur pour transformer la vision panafricaine en une réalité économique durable.