Congo-Kinshasa: Miss Universe RDC - Déborah Djema rétorque au comité

Le 4 septembre, le lendemain de la sanction du comité d'organisation, c'est par voie de communiqué qu'elle répond à la « destitution injustifiée » arguant que « le motif avancé » pour ce faire « est non seulement fallacieux, mais également dénué de tout fondement juridique et moral ».

Miss Universe RD Congo 2025 (Miss Univers en français) n'a pas été longue à réagir à la sanction que lui a infligé le comité d'organisation du concours de beauté. Coup pour coup, moins de vingt-quatre heures après le communiqué lui reprochant son indélicatesse, à savoir son refus de signer « le contrat qu'elle juge inapproprié » », elle a rétorqué de la même manière chargeant à son tour l'organisation. Elle conclut à ce sujet : « Il est donc profondément regrettable que ce statut me soit retiré sans préavis, simplement parce que j'ai exercé mon droit légitime à négocier les termes d'un contrat ».

Dès l'objet : « Réponse à ma destitution injustifiée du titre de Miss Universe RD Congo », Déborah Djema a révélé son appréciation du document qu'elle affirme lui avoir appris sa « prétendue destitution du titre de Miss Universe RD Congo 2025 ». Elle estime manifestement l'acte posé à son encontre illégitime arguant que son titre, elle l'a « pleinement mérité à l'issue d'une compétition officielle validée par un huissier de justice ». Et de renchérir, revenant à nouveau sur son argumentaire : « Je tiens à rappeler que ce titre m'a été attribué par le vote du public et entériné par une procédure officielle. En conséquence, nul ne peut me retirer cette qualité, si ce n'est une décision de justice ou, à la limite, le peuple souverain qui m'a élue ».

Crever l'abcès

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Remettant en cause l'accord constituant la pomme de discorde, elle monte au créneau, ripostant par une adresse directe : « Quant au contrat que vous m'avez proposé, que je considère comme abusif et contraire aux principes fondamentaux du respect de la personne humaine, je me réserve le droit de le rendre public ». Ainsi, quitte à éclairer définitivement l'opinion sur le sujet, Déborah Djema promet : « Dans un délai de 48 heures, mon conseiller juridique rendra public le contrat en question, afin que chacun puisse juger de sa légitimité. Le motif avancé pour ma destitution est non seulement fallacieux, mais également dénué de tout fondement juridique et moral ».

Déjà, Déborah Djema que l'on sent très remontée à travers le ton de cette communication martèle à nouveau : « Je rappelle que j'ai participé à une compétition que j'ai remportée avec mérite, et que ce statut ne peut être remis en cause pour avoir refusé des conditions de travail dégradantes, estimées à 70 % voire 80 % de surexploitation, sans considération pour les droits humains ».

Aussi prévient-elle déjà que toute la lumière sera faite, le contenu du contrat qu'elle rebute fera l'objet d'une large diffusion dans les médias quitte à crever l'abcès. « Mon avocat, Me Mpinda Richard, assurera une couverture médiatique afin d'éclairer l'opinion publique nationale et internationale sur le contenu de ce document, que je qualifie de contrat de surexploitation », signale la Miss Universe RD Congo. Ainsi, à l'inverse du comité d'organisation qui s'était montré discret quant aux clauses du contrat, Déborah Djema entend tout mettre à nu.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.