Guinée: La Cour suprême rejette le pourvoi en cassation du principal parti politique d'opposition

La Cour suprême de Guinée a rejeté jeudi 4 septembre le pourvoi en cassation du principal parti politique d'opposition, l'Union des forces démocratiques de Guinée, pour l'organisation d'un nouveau congrès. Depuis plusieurs mois, la formation de l'ancien Premier ministre et opposant, Cellou Dalein Diallo, essaie d'organiser ce congrès, mais la réunion qui devait se tenir le 6 juillet dernier n'a pas été autorisée, en raison de risques de troubles.

En Guinée, des dissidents du parti dont le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, exclu de la formation, avaient menacé sans leur réintégration de perturber ce congrès. L'UFDG, en contestation, avait saisi la justice pour organiser le congrès à une autre date.

Dans la salle d'audience, aucun responsable de l'UFDG n'était présent, seulement une poignée de journalistes et deux avocats de la défense et de la partie civile. La présidente du tribunal Hawa Daraud Kourouma a rejeté le pourvoi de la formation d'opposition. « En Guinée, l'opposition ne gagne jamais contre l'État alors que l'État aussi est un sujet de droit. C'est une grande inquiétude parce qu'en matière de démocratie, la justice doit jouer son rôle de rempart », réagit Me Mamoudou Sané, avocat de l'UFDG.

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Dans la lecture de sa décision, la juge estime que la lettre du ministre de l'Administration du territoire adressée à l'UFDG n'était pas une décision. Et demandait simplement au parti de respecter ses statuts. « C'est la bonne nouvelle. L'UFDG va tenir son congrès dans les prochains jours. On va se plier à la décision prise par le ministre de l'Administration du territoire le 20 août nous demandant de suspendre toutes nos activités pendant les 90 jours et en même temps de nous mettre en règle. À l'heure actuelle, il n'y a aucune interdiction faite aux partis de tenir son congrès », ajoute l'avocat.

L'UFDG et deux partis d'opposition restent suspendus jusqu'à fin novembre

Me Lansana Komah, avocat de l'État fait part de sa satisfaction. « Je réitère toujours mes propos du 21 juillet comme quoi c'était une simple lettre que le ministre avait adressée à l'UFDG. Ce n'était pas une décision administrative, raison pour laquelle donc la Cour suprême a rejeté le recours contre cette lettre », explique-t-il.

En attendant, l'UFDG et deux partis d'opposition dont le RPG de l'ancien président Alpha Condé restent suspendus jusqu'à la fin du mois de novembre.

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