Tunisie: Sport scolaire et universitaire - Réformer le secteur pour faire éclore les talents

4 Septembre 2025

Le ministre de la Jeunesse et des Sports a présidé une séance de travail avec la présidente de la Fédération tunisienne du sport scolaire et universitaire, Mme Aida Langliz. Cette séance a été consacrée au suivi de la situation de cette fédération, à la résolution des problèmes en suspens, notamment financiers, et à l'examen de ses programmes futurs.

Enfin, pourrions nous dire, car dans ces mêmes colonnes, nous avons toujours appelé à donner aux sports scolaires toute la place qu'ils méritent.

En effet, la place qu'ils méritent est tout simplement une place centrale. Si l'Etat se doit d'investir, il devrait le faire dans les sports scolaires et universitaires. Nos champions du mondes de natation ont rejoint une université américaine pour préparer les JO de Los Angeles. C'est clair, n'est ce pas ?

Subventionner des clubs qui iront dépenser l'argent du contribuable dans des choix douteux ou qui ne répondent pas aux choix et à la stratégie nationale sportive équivaut à une dilapidation des deniers publics.

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Il n'y a qu'à voir ce qui se passe au sein de ces clubs qui ont émergé et qui l'ont décidé sans ressources propres ni politique raisonnable et conforme aux moyens dont ils disposent.

Le ministre a souligné la nécessité de réformer le système sportif scolaire et universitaire et de restaurer son influence, convaincu de son rôle essentiel dans la découverte de talents et la sélection de joueurs d'élite prometteurs. Il le considère comme un « vivier de sports d'élite » et un incubateur privilégié pour la formation de champions.

Effectivement, la masse à brasser au sein de ce « vivier » est énorme. Elle est contrôlée, en sécurité, surtout pour les filles, sous les ordres d'un personnel éducateur et spécialiste.

Que reste-t-il ?

Le doter de moyens, parce que les nations développées ont fait ce choix et accordé la priorité à ce secteur.

Ce qui d'ailleurs confirme ce choix, c'est bien la tendance que l'on commence à explorer au niveau du réaménagement du milieu scolaire en général. Si la séance unique est adoptée pour l'enseignement, où iront ces gamins, ces jeunes et moins jeunes ?

Le choix est simple : dans la rue ou dans des salles de sport, des maisons des jeunes (à mettre à niveau), dans des ateliers de musique, de dessin, de théâtre, etc. C'est ce troisième milieu qu'il faudra organiser.

Il ne suffit pas d'émettre des voeux, mais d'agir pour équiper les établissements scolaires et universitaires d'un réseau d'ensembles légers, pas coûteux, proche des établissements scolaires. L'Etat, nous le supposons, est en mesure de faire déclasser des espaces à consacrer à cette stratégie nationale.

Le fait de penser «à relancer les compétitions sportives scolaires et universitaires, à privilégier les activités de masse et à créer une atmosphère stimulante et compétitive entre les quartiers» est une finalité pour laquelle on doit s'engager.

Et le fait d'évoquer «l'élaboration d'une stratégie et d'une vision en coordination avec la Fédération tunisienne du sport pour tous et les ministères concernés» suppose que l'on a compris que les sports scolaires et universitaires sont un secteur qui ne relève pas du seul ministère de la Jeunesse et des sports.

Il ne reste plus qu'à agir.

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