Parmi les éléments confirmant la bonne tenue de la situation socioéconomique, les derniers chiffres concernant les investissements directs étrangers (IDE), selon les données fournies par l'Agence de promotion de l'investissement extérieur (Fipa-Tunisie).
En effet, l'Agence fait état d'une hausse sensible de l'ordre de plus de 20% au cours du premier semestre de l'année en cours par rapport à celle passée, portant sur les secteurs tels que l'industrie manufacturière, l'agriculture et les services, alors que les pays investisseurs restent, pratiquement, les mêmes, à savoir la France, suivie de l'Italie, de l'Allemagne, des Pays-Bas et des Etats-Unis, outre le Qatar, qui constitue le principal pays arabe ayant de l'intérêt pour l'économie tunisienne.
Il faut dire que la tendance haussière est visible depuis trois ou quatre ans, reflétant, notamment, la transformation qualitative desdits investissements étrangers en s'orientant, progressivement, vers la diversification sectorielle et l'intérêt particulier et confirmé vers la plus forte valeur ajoutée.
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Ainsi, allant dans le sens des orientations prônées par le Président de la République, la stratégie suivie par l'Etat accorde un intérêt majeur aux secteurs innovants et à la croissance durable en pariant sur la mise en valeur des projets technologiques, notamment ceux dits verts, de l'économie circulaire, tout en veillant à attirer davantage les investissements intégrant la recherche et développement, la formation spécialisée, l'innovation, etc.
A mentionner, également, les efforts menés par la Fipa pour améliorer l'environnement d'accueil des IDE, à savoir le climat des affaires, la modernisation du Code des changes, la refonte du cadre législatif et institutionnel de l'investissement, sans oublier la révision des cahiers des charges et le renforcement de la gouvernance des institutions de régulation.
Dans le même esprit, les autorités tunisiennes ont mis en place tout un arsenal de mesures économiques en vue de restaurer la confiance des investisseurs et renforcer la résilience du pays avec une réforme fiscale, une réforme de la Fonction publique et une réforme du marché du travail
Autre point de première importance, à savoir la diversification des partenaires économiques, d'où l'augmentation du nombre de pays émetteurs d'IDE vers la Tunisie, faisant passer leur nombre de 62 en 2020 à 78 en 2023, ce qui traduit la détermination de l'Etat à réduire la dépendance à l'égard d'un nombre restreint d'économies partenaires.
Ainsi, avec l'ouverture prévue de nouveaux bureaux de représentation en Asie, le site Tunisie est appelé à avoir une plus grande attraction auprès des pays investisseurs, ce qui incite à l'optimisme quant à une meilleure croissance bénéfique, surtout au climat social.