Sénégal: Parti démocratique sénégalais - Les cadres veulent remettre le parti au coeur des débats

1 Septembre 2025

Réunie en assemblée générale, samedi dernier, au siège du Parti démocratique sénégalais (Pds), la Fédération nationale des Cadres libéraux (Fncl) a plaidé pour une refondation de la gouvernance face aux inondations, à la crise économique et aux atteintes aux libertés.

L'Assemblée générale de la Fédération nationale des Cadres libéraux (Fncl), tenue samedi 30 août, au siège du Parti démocratique sénégalais (Pds), a été marquée par une volonté affichée de remettre le parti au coeur des débats nationaux. Les thèmes abordés furent multiples, allant de la gestion des inondations aux réformes législatives en passant par l'économie et la défense des libertés. « Les inondations récurrentes révèlent une vulnérabilité structurelle aggravée par les effets du changement climatique. Elles ne doivent plus être traitées comme des fatalités saisonnières, mais comme des défis de gouvernance et de justice territoriale », a déclaré face à la presse le patron de la Fncl, Ousmane Goudiaby.

Il propose la création d'une agence nationale de résilience climatique urbaine dotée de moyens conséquents, l'intégration du risque hydrologique dans l'urbanisme et la mise en place de bassins de rétention et de corridors de drainage intelligents. Sur un autre point, M. Goudiaby a soutenu que « la démocratie et les libertés individuelles sont le socle historique et moral du combat du Pds [et] elles ne sont ni négociables ni secondaires ». Il dénonce notamment « des gardes à vue prolongées, une judiciarisation de la parole publique et une instrumentalisation de la justice qui fragilise l'État de droit ».

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Pour y remédier, il demande la mise en place rapide de juges des libertés et une réforme du traitement des délits d'opinion. « Nous devons privilégier des sanctions pécuniaires plutôt que pénales en cas de diffamation », a insisté le président de la Fncl, appelant à « un débat politique sain, fondé sur les idées et non sur la peur ». Quant à la situation économique, la Fncl parle de « risque d'austérité sociale », invitant le gouvernement à anticiper pour protéger les ménages. Les cadres libéraux ont salué certaines réformes récentes votées à l'Assemblée nationale, comme la loi sur l'accès à l'information. Toutefois, ils ont exprimé des réserves. « La loi sur les lanceurs d'alerte reste floue et risque d'être instrumentalisée. La récompense financière soulève des questions éthiques », a averti M. Goudiaby. S'agissant de la déclaration de patrimoine, la Fncl a salué l'abaissement du seuil et l'élargissement des assujettis, mais dénoncé « l'exemption du président de la République en fin de mandat ; ce qui affaiblit la portée symbolique et éthique de la réforme ».

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