Ile Maurice: «Pas question de démissionner !», tranche Franceau Grandcourt

3 Septembre 2025

Le chef commissaire de Rodrigues, Franceau Grandcourt, est sorti du bâtiment du Trésor hier après-midi avec un message clair : il ne quittera pas son poste.

Après près d'une heure d'entretien avec le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et le Deputy Prime Minister, Paul Bérenger, il a balayé d'un revers de main les appels à sa démission lancés par l'opposition rodriguaise.

«Pas question de démissionner !», a-t-il martelé devant la presse, soulignant qu'il détient «un mandat clair du peuple rodriguais». Cette prise de position ferme fait suite à l'ultimatum lancé par Francisco François, leader de l'Organisation du peuple de Rodrigues (OPR), qui avait averti : si Grandcourt ne démissionne pas après sa rencontre avec le chef du gouvernement, les élus de l'opposition à l'Assemblée régionale quitteraient collectivement leurs fonctions.

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Face à cette menace, Franceau Grandcourt ne semble nullement ébranlé. «Ils peuvent démissionner s'ils le veulent, mais moi non. Nous avons un mandat à respecter. De toute façon, ce n'est pas la première fois qu'ils démissionnent. On a toujours respecté les mandats», a-t-il déclaré, visiblement déterminé à poursuivre son action. Pour lui, les démissions de l'opposition relèvent d'une stratégie politique qui ne remet pas en cause sa légitimité. Le chef commissaire a également insisté sur le fait qu'il conserve une majorité solide à l'Assemblée régionale. «J'ai rassuré le Premier ministre sur le fait que nous avons toujours une grande majorité», a-t-il indiqué, minimisant les menaces d'instabilité institutionnelle.

🔴 Entretien centré sur le développement

Selon Franceau Grandcourt, la rencontre avec Navin Ramgoolam n'était pas axée sur les tensions politiques, mais sur les dossiers de développement pour Rodrigues. «La discussion avec le Premier ministre portait avant tout sur les projets et les avancées pour l'île.»

Il a tenu à rappeler les progrès réalisés sous sa direction. «La qualité de vie à Rodrigues s'est améliorée, que ce soit au niveau du sport ou de l'éducation.» Le chef commissaire dit vouloir poursuivre dans cette voie malgré les contestations. Pour Franceau Grandcourt, ce sera à la population rodriguaise de juger son action et non à ses adversaires politiques. «Je laisse la population juger», a-t-il conclu, refusant de céder à la pression de l'opposition.

Alors que la menace d'une démission collective plane sur l'Assemblée régionale, l'épisode illustre une nouvelle fois la polarisation de la scène politique rodriguaise. Reste à voir si la fermeté affichée par le chef commissaire suffira à contenir la fronde de l'opposition et à préserver la stabilité institutionnelle de l'île. En attendant, ce dernier précise qu'il a invité le premier ministre Navin Ramgoolam à venir à Rodrigues en octobre pour la fête de l'autonomie.

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