L'US Open, dernier tournoi du Grand Chelem de l'année, bat son plein à l'Usta National Tennis Center de Flushing Meadows, aux États-Unis. La 145e édition, dotée d'une cagnotte de près de 54 milliards de Fcfa (soit une hausse de 40 % par rapport à 2024), est particulièrement suivie par la Fédération ivoirienne de tennis (Fit). « Je suis venu assister aux phases des huitièmes de finale, qui se jouent ce samedi pour les dames et dimanche pour les hommes », a confié le président de la Fit, Sylvère Koyo, présent aux États-Unis depuis lundi.
Mais derrière cette immersion du premier responsable de la petite balle jaune ivoirienne se cachent d'autres ambitions. Sylvère Koyo, qui affiche de grandes aspirations pour le tennis en Côte d'Ivoire, entend mettre son séjour à profit pour « nouer des relations avec les autres fédérations, notamment nord-américaines et européennes, établir des partenariats avec les académies, les organismes et les structures du monde du tennis », a-t-il précisé. Celui qui a fait du développement des infrastructures sportives son cheval de bataille veut s'inspirer des modèles étrangers « dans le cadre de la mise en oeuvre du plan stratégique de la Fit ».
Il y a quelques semaines, du 15 au 17 août 2025, Koyo avait organisé un séminaire pour élaborer un programme d'actions sur les quatre prochaines années. Ce projet, validé en assemblée générale et doté d'un budget de plus d'un milliard de Fcfa, repose sur trois axes majeurs.
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Le premier concerne les infrastructures : plus de 770 millions de Fcfa y sont consacrés, dont 600 millions pour la création d'une Académie nationale. La fédération ambitionne ainsi de doter le pays d'installations modernes, capables d'accueillir de grandes compétitions et de former une nouvelle génération de tennismen. Le deuxième axe vise l'organisation de compétitions. Près de 349 millions de Fcfa sont prévus pour des tournois nationaux et internationaux, afin d'offrir davantage de visibilité aux joueurs ivoiriens et de stimuler la pratique locale. L'objectif affiché est de faire de la Côte d'Ivoire un hub du tennis africain, avec des compétitions inscrites au calendrier Atp. Enfin, le troisième axe porte sur la formation. Il inclut les entraîneurs, les arbitres, les jeunes talents et même des disciplines associées comme le Padel, qui bénéficieront de programmes structurés. Le tennis scolaire et universitaire n'est pas en reste.
L'ambition du successeur de Georges N'Goan est claire : doter la Côte d'Ivoire d'infrastructures de niveau international et voir émerger des joueurs capables de briller sur les circuits mondiaux. En somme, Koyo veut donner un second souffle au tennis ivoirien et en faire une discipline de référence sur le continent.
Ce voyage d'immersion du patron du tennis ivoirien pourrait bien lui inspirer de nouvelles idées pour concrétiser son plan.