L'Etat reste sur la brèche afin de ne pas être pris au dépourvu dans les différents secteurs de la dynamique sociale et économique, plus particulièrement en matière de sécurité alimentaire et, par voie de conséquence, d'approvisionnement en blé.
En effet, en dépit d'une amélioration sensible de la production locale qui fait éloigner le spectre de la pénurie, la Tunisie demeure dépendante des importations, parfois substantielles, de blé tendre et dur en provenance notamment de Russie et d'Ukraine par le biais de l'Office des céréales qui en gère les différentes étapes allant des appels d'offres internationaux jusqu'à celle de la stabilisation des prix en passant par les circuits de distribution.
C'est donc dans cet esprit que notre pays a préféré jouer la sécurité et la prévoyance en procédant, à travers un appel d'offres international, à l'achat, qualifié de stratégique, de 125 mille tonnes de blé tendre.
Autrement dit, les autorités compétentes sont déterminées à prendre le taureau par les cornes afin d'assurer la disponibilité d'un produit indispensable, en l'occurrence le pain.
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Il faut dire que cette décision s'impose au vu des aléas dans un monde marqué par les turbulences géopolitiques et autres climatiques générant des sécheresses à l'origine d'inévitables hausses des coûts de production et de logistique, d'où le choix de la Tunisie d'agir d'urgence.
Il ne faut pas oublier, non plus, que le pain a toujours revêtu une importance majeure dans la mesure où il constitue un véritable symbole sur le plan économique, social et politique, et qu'il n'est pas seulement un produit de consommation courante, mais également et surtout un symbole d'ordre politique et social.
Tout le monde se rappelle la triste réalité de 2023 découlant de la chute vertigineuse du volume de la récolte passant de 345 mille quintaux en 2022 à seulement 62 mille quintaux, ce qui a dû servir de leçon quant à la nécessité de diversifier les sources à l'international.
Or, avec l'espoir que 2023 constitue juste un mauvais souvenir, il est bon de mentionner que l'année 2025 offre de vraies lueurs d'espoir avec un peu plus de 10 millions de quintaux. Il n'en demeure pas moins que la dépendance structurelle aux importations reste forte, notamment pour le blé tendre.
En résumé, l'option prise par l'État tunisien sous la férule du Président de la République, reste la prudence et la prévoyance afin d'éviter les mauvaises surprises et de garantir l'approvisionnement du marché dans de bonnes conditions.