Afrique: L'Éthiopie et l'ONU ont appelé la COP30 à traduire les ambitions climatiques de l'Afrique en actions concrètes.

Fin du Sommet africain sur le climat

Addis-Abeba — À l'occasion de la Semaine du climat des Nations Unies à Addis-Abeba, la ministre éthiopienne de la Planification et du Développement, Fitsum Assefa, et le Secrétaire exécutif de l'ONU pour le climat, Simon Stiell, ont lancé un appel commun en faveur d'une action climatique ambitieuse et tangible lors de la prochaine COP30.

Dans leur déclaration conjointe, ils ont insisté sur la nécessité pour la COP30 de passer à la vitesse supérieure : il ne s'agit plus seulement de s'accorder sur des principes, mais de mettre en oeuvre des mesures concrètes et évolutives capables d'impulser une nouvelle ère de réalisations sur le terrain.

Ils ont rappelé que la Semaine du climat a mis en lumière le potentiel unique du continent africain pour porter une transformation climatique bénéfique tant pour les populations que pour les économies.

Dotée de la population la plus jeune au monde, de vastes ressources naturelles et d'un immense potentiel en énergies renouvelables, l'Afrique se positionne comme un acteur clé de la transition climatique.

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Les innovations développées localement, notamment pour renforcer la résilience et réduire les émissions, sont la preuve du dynamisme et de la créativité du continent.

Toutefois, les deux responsables ont aussi souligné que seule une infime partie de ce potentiel a été exploitée, en grande partie faute de financements adéquats.

Alors que les investissements mondiaux dans les énergies propres ont atteint 2 000 milliards de dollars l'année dernière, l'Afrique continue de recevoir une part marginale de ces flux. Cette disparité doit être corrigée, affirment-ils.

Les sommets climatiques récents ont permis d'aboutir à des avancées significatives - notamment la création d'un fonds pour les pertes et dommages à la COP27, un engagement pour des transitions justes vers des énergies propres, un objectif mondial en matière d'adaptation lors de la COP28, et des marchés du carbone établis à la COP29.

Ces engagements doivent désormais être suivis d'effets concrets, accessibles et mesurables pour l'Afrique.

La déclaration conjointe précise que la COP30 représente une étape cruciale pour traduire ces promesses en résultats sur le terrain : un soutien financier accru, des partenariats équitables et des solutions à grande échelle sont indispensables pour accélérer la mise en oeuvre.

La Semaine du climat d'Addis-Abeba s'inscrit également dans la dynamique préparatoire du deuxième Sommet africain sur le climat (AEC2), prévu la semaine suivante.

Ce sommet constitue, selon les signataires, une occasion déterminante pour l'Afrique d'affirmer son leadership climatique mondial et d'envoyer un message fort à la communauté internationale.

« L'Afrique est prête à intensifier l'action climatique. Mais elle a besoin des moyens nécessaires pour le faire », ont-ils déclaré.

« La COP30 doit répondre à cet appel et tenir les promesses faites au continent. Car lorsque tous les pays sont capables d'agir, c'est l'économie mondiale entière qui en bénéficie. »

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