La finale du championnat malgache de « parkour » a lieu dimanche 7 septembre à Antananarivo. Ce sport urbain consiste à franchir avec agilité et rapidité les obstacles de l'environnement : murs, rampes, toits, escaliers. Pour cette quatrième édition, des traceurs et traceuses - le nom donné aux athlètes de parkour - venus de toute l'île se retrouvent pour une compétition gratuite et ouverte à tous.
Au bord du Lac Anosy, lac artificiel dans la partie sud de la capitale de Madagascar, des obstacles ont été dressés pour l'occasion. Athlètes adultes et enfants s'échauffent avant de passer à l'épreuve de freestyle, où ils devront exécuter un enchaînement de figures techniques et acrobatiques sous l'oeil attentif du jury.
« C'est vraiment une vitrine pour les talents malgaches, pour les aider à évoluer professionnellement et à se motiver à progresser dans leur pratique », explique Faliniaina Antonio, président de l'association Traceurs Gasy et organisateur du Festival Alefa Parkour. Le championnat permet également de « sélectionner les futurs représentants de Madagascar à la Coupe du Monde de Montpellier qui a lieu chaque année », poursuit le président de l'association.
Concourir à l'international
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Parmi les concurrents, Émile, 21 ans, originaire de Diego-Suarez - commune urbaine du nord de Madagascar -, enchaîne avec aisance des figures de freestyle aussi spectaculaires que techniques comme le wall spin, side flip ou cork, sous les regards médusés du public.
Finaliste sur les éditions précédentes, il espère décrocher cette fois la première place. « À Diego, je m'entraîne sur la plage Allamanda. On remplit des sacs de sable et on crée nos propres obstacles. Cet événement, c'est MON opportunité pour gagner ma place et participer à une compétition hors de Madagascar ! » raconte-t-il.
Émile a raison d'y croire. Le tenant du titre, absent ce week-end, laisse la couronne nationale ouverte. Le verdict tombera cet après-midi, lors de la finale nationale.