Sénégal: Crue du fleuve Sénégal à Matam - Le pont de Oréfondé submergé par les eaux

7 Septembre 2025

La montée des eaux du fleuve Sénégal est à l'origine de désagréments dans la zone du Dandé Mayo où des routes et certains ouvrages de franchissement ont été engloutis. Après Dembancané, où l'onde de crue a rendu impraticable la voie d'accès au village, c'est le pont de Oréfondé qui vient d'être submergé par les eaux de crues. Conséquemment, la bretelle de Oréfondé, connue pour son importance stratégique dans les échanges entre le Diéri et les villages riverains du fleuve, est complètement coupée.

Ce passage (désormais interdit à la circulation) qui servait jusque-là de voie de recours pour rallier les villages riverains du fleuve, dans cette partie nord, est devenu, encore, un lac, où il faut braver une nappe d'eau de plusieurs kilomètres, avant d'atteindre la terre ferme. Ce qui remet au grand jour le problème de l'enclavement de la zone dont la submersion de la desserte a transformé la circulation en un transport fluvial par pirogues. Les populations affectées par des perturbations majeures dans leurs déplacements, pour rallier la route nationale numéro 2, font face, à des difficultés d'acheminement de vivres et de marchandises, ainsi qu'un ralentissement des activités économiques.

Comme l'année passée, les populations de Thiasky, celles des deux Ndiaffane, comme leurs voisins de Sinthiou Boumack, Sylla Worgo, Gababé pécheur, Dial pécheur et peul, Diongto, Sylla Djonto, Sinthiou Diam Dior, rencontrent d'énormes difficultés pour sortir de leur village. En effet, il faut désormais passer par deux étapes. Le passager doit d'abord prendre un véhicule pour aller à Diowguel (lieu d'embarcation) avant de reprendre une autre pirogue pour Oréfondé sur la nationale 2. Subséquemment, « le prix du transport est passé du simple au double au grand dam des usagers qui doivent débourser près de 5000 frs pour se déplacer », fait savoir un résident qui relate les désagréments de l'année passée sur venus au mois d'octobre.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.