Au Cameroun, lundi 8 septembre, après trois mois de vacances, les élèves de maternelle, du primaire et du secondaire reprennent le chemin de l'école. Une rentrée qui s'effectue dans un contexte économique difficile pour de nombreuses familles, malgré les efforts de préparation. En ce début d'année scolaire, plusieurs parents sont encore occupés à acheter les fournitures nécessaires.
À Biyem Assi, quartier populaire de la capitale camerounaise, les librairies sont restées ouvertes jusqu'à une heure avancée de la nuit. Des parents, comme Charlotte, s'y pressaient encore pour faire leurs derniers achats. « Nous faisons nos achats à la dernière minute, parce que tout au long de l'année, nous cotisons et les versements ne se font qu'en fin d'année, vers le neuvième mois, à la rentrée », explique-t-elle.
Dans cette maison du quartier Étoudi, situé dans le 1er arrondissement de la ville, même si la rentrée aura bien lieu demain, il faudra encore ajuster les budgets pour s'adapter aux contraintes liées à la reprise des cours. « On n'est jamais assez prêt parce qu'actuellement, j'appréhende pour l'agent de goûter et de transport que je n'ai pas prévu. Il va falloir chercher au jour le jour », confie une autre mère.
Une éducation qui pèse sur les ménages
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Faute de moyens, plusieurs élèves ne reprendront pas le chemin de l'école. Willy, responsable d'une association de soutien aux familles en difficulté, précise :« Nous apportons ce soutien à ses parents pour pouvoir scolariser leurs enfants. C'est bien clair que nous allons dans une étude bien définie pour pouvoir vraiment lire dans la réalité des choses l'incapacité de ses parents à le faire ».
De leur côté, les syndicats des enseignants, qui réclament de meilleures conditions de traitement depuis 2022, appellent à la grève dès cette rentrée scolaire.